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Il a … un certain style, dirons-nous !
Un peu surpris du positionnement du radôme : il semble plus classique de le mettre sur le dos en longueur.
Et tous ces points d'exclamation, vous avez remarqué ? Cinq ! C'est la marque d'un aliéné qui porte son slip sur la tête. L'opéra fait cet effet à certains.Terry Pratchett
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Selon Raids Aviation, il ferait prochainement son premier vol…
Et tous ces points d'exclamation, vous avez remarqué ? Cinq ! C'est la marque d'un aliéné qui porte son slip sur la tête. L'opéra fait cet effet à certains.Terry Pratchett
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https://www.opex360.com/2026/03/13/un-avion-ravitailleur-kc-135r-de-lus-air-for…Un KC-135 au tapis (6 morts

), probablement lors d’une collision (donc un autre abîmé)
Et 5 ravitailleurs auraient été abîmés au sol.
Et tous ces points d'exclamation, vous avez remarqué ? Cinq ! C'est la marque d'un aliéné qui porte son slip sur la tête. L'opéra fait cet effet à certains.Terry Pratchett
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Le reste quand même 🤣 😂 😂

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Sources images Instagram Cinnamon Air

modifié par ouakamois le 14 mars 2026 10:25
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Sources images Facebook LIIXÉW SÉNÉGAL
Feu le Sergent-Chef Nfally SONKO


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Je prends l'initiative de publier ce texte révélateur d'un malaise de plus en plus palpable dans la troupe et autour, depuis l'éviction du Général KANDÉ et des orientations des autorités dans le traitement militaire de la question casamancaise. Le décès récent du Sergent-Chef SONKO suscite moults réactions qui vont tous dans le même sens: connaître le vrai rôle des pays frontaliers du Sénégal dans le règlement définitif de cette crise?
🇸🇳LII XÉW SÉNÉGAL
Le sacrifice du Sergent-chef Nfally Sonko ravive le débat géopolitique sur les bases rebelles en Gambie et en Guinée-Bissau
Comment le Sénégal peut-il mettre fin à l’enlisement du conflit en Casamance et mieux protéger ses soldats, alors que les groupes armés du MFDC continuent de bénéficier de zones de repli et de réseaux de soutien en Gambie et en Guinée-Bissau?
Le Sergent-chef Nfally Sonko est tombé hier, jeudi 12 mars 2026, à l’issue de plus de trois heures de violents affrontements à Djifanga et Kalatiaye, près de Kadialock, à la frontière gambienne. Son inhumation est prévue à Karoungue, dans la commune de Kataba, département de Diouloulou, non loin de na zone de combat. Moniteur technique de parachutiste, il appartenait à la classe 2016/2 de la 58e promotion CAT1 et à la 39e promotion de l’ENSOA avant de rejoindre le 1er Bataillon de Parachutistes basé au Camp Lieutenant Amadou Lindor Fall de Thiaroye. À travers sa disparition, l’Armée sénégalaise perd un Soldat d’élite hérité de son père, un professionnel respecté et un « Jambaar » dont l’engagement incarnait l’idéal du service à la Nation.
L’histoire du Sergent-chef Nfally Sonko est aussi celle d’une famille profondément enracinée dans la tradition militaire. Son père, l’Adjudant Nouha Sonko du Bataillon d’artillerie engagé en Zone militaire 5, demeure lui-même une figure respectée de l’Armée sénégalaise. Selon plusieurs frères d’armes, ce dernier s’était illustré en 2009 dans le secteur de Diouloulou par un exploit remarquable lors d’accrochages contre des rebelles, où il aurait neutralisé près de trente combattants ennemis. Ces faits d’armes témoignent d’un courage et d’un sens du devoir exceptionnels au service du Sénégal. À travers les opérations menées en Casamance, en Guinée-Bissau ou dans d’autres missions continentales de maintien de la paix, cette famille incarne l’engagement total de nombreux militaires sénégalais pour la stabilité régionale.
Cependant, la mort du Sergent-chef Nfally Sonko ravive une question géopolitique majeure de sécurité transfrontalière, c'est l’enlisement du conflit en Casamance et des contraintes stratégiques auxquelles fait face l’Armée sénégalaise. Depuis les années 1990, les fronts Nord comme Sud du conflit ont régulièrement été influencés par l’existence de bases de repli situées en Gambie et en Guinée-Bissau, où des groupes armés trouvent refuge après les offensives de l’Armée sénégalaise. Malgré ces réalités militaires, le Sénégal a toujours veillé à respecter la souveraineté territoriale de ses voisins. Cette posture contraste avec plusieurs précédents de l’histoire militaire contemporaine où des armées ont franchi les frontières pour poursuivre des groupes armés soutenus ou tolérés par des États voisins, comme ce fut le cas des États-Unis au Vietnam entre 1965-1975 contre le Cambodge, du Portugal contre le PAIGC entre 1963-1974 au Sénégal, ou encore du Zaïre de Mobutu (RDC à partir de 1997) contre des rebelles opérant depuis l’Ouganda ou le Rwanda.
Malgré les acquis des administrations Diouf, Wade et Sall, l'assistance militaire aux séparatistes surtout logistique continue de coûter la vie aux Soldats et civils sénégalais.
Dans ce contexte, le Président de la République et son état-major sont aujourd’hui appelés à faire preuve de davantage de fermeté diplomatique et sécuritaire, notamment face aux réseaux de sympathisants des différentes factions armées présents en Gambie. Certains d’entre eux tirent profit du banditisme transfrontalier, notamment à travers l’exploitation et la culture de chanvre indien ainsi que le trafic de bois, des activités illicites qui alimentent les circuits de financement de la rébellion et entretiennent l’instabilité dans la région.
Dès lors, la question de la sécurité des Soldats sénégalais et de la stabilité du Sud du pays appelle une réponse politique et stratégique concertée avec les États frontaliers. Le Sénégal a, à plusieurs reprises, contribué à la stabilité de pays frontaliers, notamment à travers le COSC 1969-1974, l’opération « Fodé Kaba II » en 1981 (33 Soldats morts et des blessés) pour sauver la Gambie de l’instabilité politique ou l’opération « Gabou » en 1998-1999 (54 Soldats sénégalais morts et des blessés) pour préserver l’État de droit en Guinée-Bissau après l'insurrection du chef d’état-major dirigé par Ansoumane Mané. Après tout ce sacrifice, il apparaît donc légitime que Dakar exige aujourd’hui une coopération sécuritaire plus ferme afin d’empêcher toute utilisation de territoires voisins comme zones de repli pour des groupes armés. Car la vie d’un Soldat sénégalais est précieuse, et l’engagement militaire d’un citoyen doit d’abord lui permettre de servir sa patrie avant de retrouver les siens.
En mémoire de tous ceux tombés pour l’unité nationale en Gambie, Guinée-Bissau ou au niveau des bandes frontalières Nord comme Sud:
- Souleymane Ba, Waly Faye… à Santhiaba-Manjack en 1972,
- Djibril Ismaila Ba en 1983 à Ziguinchor,
- Lieutenant Amadou Tidiane Gadio en 1983 à Ziguinchor,
- Lieutenant Mamadou Konté en 1981 en Gambie,
- Sergent-chef Auréliano Rosa Da Silva en 1981 à Lamin, Gambie,
- Première classe Mamadou Ndiaye - 1993 à Badème,
- Capitaine Gormack Niang en 1995 à Sikoum,
- Lieutenant Pape Baldé en 1997 à Mandina Mancagne,
- Capitaine Mouhamadou Bamba Diouf en 1998 à Bissau,
- Première classe Bocar Thiam en 1999 à Bissau,
- Lieutenant Philippe Marius Camara en 2011 dans le Nord-Sindian,
- Première classe Issa Dia en 2012 dans le Nord-Sindian,
- Sergent-chef Nfally Sonko 12 mars 2026 à Kalatiaye près de la frontière gambienne….
La liste est encore très longue pour tous ses braves Jambaars tombés sous l’autel de la liberté voire de la préservation de l'Unité nationale du Sénégal. Donc, il evient impératif de trouver une solution durable à cette guerre qui meurtrit depuis trop longtemps le Sénégal et surtout la Casamance.
Repose en paix Sergent-chef Nfally Sonko et merci à la famille Sonko pour tout le Service rendu à la Nation sénégalaise en donnant Père et Fils sous les drapeaux.
« Un Paras un jour, un Paras pour toujours. »
Maodo Ba Doba
Historien militaire contemporain,
Professeur en Études stratégiques de défense et politiques de sécurité.