Dassault Mirage 5

Rappels

  • Catégorie : Avion de combat
  • Constructeur : Dassault drapeau du pays
  • Premier vol : 19 mai 1967
  • Production : 531 appareils construits (dont 517 cellules neuves)
  • Voir aussi… : IAI Nesher, Dassault Mirage III

Historique

Le Mirage 5 qui connut un immense succès à l’exportation puisque plus de 500 exemplaires furent utilisés par près d’une vingtaine de pays, possède cette particularité d’avoir été conçu à la demande d’un pays qui, finalement, ne le reçut jamais.

Historiquement, le Mirage 5 fut développé à l’intention d’Israël qui avait besoin d’un avion polyvalent, robuste et qui pouvait être dépourvu des capacités tous-temps eu égard des conditions climatiques du pays. Fin 1966, ce désir est concrétisé par une commande de 50 machines (désignées Mirage VJ) dont deux biplaces, et le prototype vole peu de tempos après, le 19 mai 1967.

Présenté comme l’avion Mach 2 le moins cher du monde, le Mirage 5 est à la base d’un Mirage IIIE dépourvu de radar et de son Doppler. L’électronique du Mirage 5 est réduite et adaptée à des missions d’attaque au sol par temps clair. La suppression du radar « Cyrano » entraîne la libération de la pointe avant ainsi que d’une partie du compartiment à équipements situé juste derrière le pilote. Cette pointe avant, au dessin différent du Mirage IIIE car nettement plus fine et rallongée de 50 cm, peut comporter éventuellement un radar télémétrique EMD Aïda. Le tube Pitot a été déplacé au dessous du nez, donnant à cet avion une allure très singulière.

Le réacteur quant à lui demeure le même, c'est-à-dire le SNECMA Atar 09 C-3 de 6 200 kgp de poussée avec PC. La nouvelle répartition des équipements due à l’espace gagné derrière le cockpit permet d’y loger un réservoir à carburant de 475 litres.
L’armement de bord est conservé, basé sur la paire de canons DEFA de 30 mm. De plus, sept points d’emport permettent de transformer cet avion en véritable « camion à bombes ». le total des charges externes peut en effet atteindre 4 tonnes. A noter que l’apparition des deux points d’emport supplémentaires à l’arrière, juste à la jonction du fuselage et des ailes, ne permet pas l’installation de la fusée SEPR.

La charge du Mirage 5 varie en fonction du type de missions à remplir. Dans le cas d’une attaque au sol à longue distance en territoire ennemi, il peut emporter un engin air-sol AS 30, deux bidons lance roquettes JL-100 R et deux missiles de combat rapproché « Sidewinder » ou « Magic». En mission de bombardement à courte distance, la charge comprend dix bombes de 250 kg, deux bombes de 500 kg et deux bombes de 125 kg. En pénétration à basse altitude, en plus de ses deux bidons de 500 litres, l’armement offensif peut être composé de deux bidons de 310 litres de napalm ou d’une bombe de 1000 kg ou de deux bombes de 500 kilos ou bien encore de deux projectiles STRIM de 400 kg. On pourrait ainsi prolonger la liste tant sont nombreuses ses possibilités.
A sa polyvalence s’ajoute une maintenance simplifiée. En effet, le Mirage 5 ne nécessite que 15 heures de mécanicien par heure de vol, ce qui est peu comparé aux 35 heures du F-104 « Starfighter » et aux 50 heures du F-4 « Phantom ».



Après la guerre des six jours, en juin 1967 le gouvernement français décréta un embargo sur toutes les ventes d’armes à destination d’Israël mais en dépit de cette mesure, la production de l’avion se poursuivit et les machines, déjà payées par l’état Hébreux, furent stockées en France durant cinq années. Elles furent ensuite livrées à l’armée de l’air en 1972 sous la dénomination de Mirage 5F, après le remboursement des sommes dues à Israël.

Mais c’est surtout à l’exportation que le Mirage 5 connut ses plus grands succès. De nombreux pays étaient en effet attirés par cette machine simple, de bon marché et finalement performante, sans oublier que la réputation du delta français ne cessait de croitre, notamment après ses exploits accomplis lors de la guerre des six jours.
C’est donc plus de 500 exemplaires (toutes versions confondues) qui furent construits jusqu’en 1985, ce qui fait de cette version la plus répandue de toutes celles dérivées du Mirage III. En 2015, il est encore utilisé par l'Argentine qui prévoie de le retirer du service en novembre, l’Égypte et le Pakistan.

Engagements :

L'Égypte engage ses Mirage 5 lors de la Guerre du Kippour en 1973, où ils effectuent plusieurs missions d'attaque réussies sur des positions israéliennes. Il semble qu'une quinzaine d'appareils égyptiens ont été perdus lors de ce conflit, dont une bonne partie abattus en vol.
En juillet 1977, un conflit frontalier oppose l'Égypte et la Libye et les Mirage 5 des deux pays sont engagés. Les avions libyens ont effectué à la fois des missions d'attaque et des missions d'interception.
Dans les années 1980, la Libye a engagé ses Mirage 5 à chacune de ses tentatives de conquête du Tchad. Au moins deux avions auraient été perdus lors de ces opérations.


Texte de PCMax, avec son aimable autorisation.

Versions

  • Dassault Mirage 50DV : Biplace d'entraînement destiné au Vénézuela, 3 exemplaires dont un construit neuf.
  • Dassault Mirage 5COR : Version de reconnaissance destinée à la Colombie, 2 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5BA : Version d'attaque destinée à la Belgique, 63 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5AD : Version d'attaque destinée à Abu Dhabi, 12 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5E2 : Version multirôle destinée à l'Egypte, 16 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5BD : Biplace d'entraînement destiné à la Belgique, 16 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5SDD : Biplace d'entraînement destiné à l'Egypte, 6 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5DP : Biplace d'entraînement destiné au Pérou, 4 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5COA : Version d'attaque destinée à la Colombie, 14 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5SDR : Version de reconnaissance destinée à l'Egypte, 6 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5MA Elkan : Mirage 5BA vendus au Chili, 15 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5G : Version destinée au Gabon, 3 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5DM : Biplace d'entraînement destiné au Zaïre, 3 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5DG : Biplace d'entraînement destiné au Gabon, 4 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5P MARA : Mirage 5P modernisés et livrés à l'Argentine, 10 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5DE : Version de chasse destinée à la Libye, dotée d'un radar. 32 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5DD : Biplace d'entraînement destiné à la Libye, 15 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5DAD : Biplace d'entraînement destiné à Abu Dhabi, 3 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5DR : Version de reconnaissance destinée à la Libye, 10 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5PA : Version d'attaque pour le Pakistan, dépourvue de radar. 28 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5PA2 : Version équipée d'un Cyrano IV pour le Pakistan, 18 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5DPA-2 : Version d'entraînement pour le Pakistan, 2 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5F ROSE III : Mirage 5 modernisé pour le Pakistan.
  • Dassault Mirage 5P : Version d'attaque destinée au Pérou, 22 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5DV : Biplace d'entraînement destiné au Vénézuela.
  • Dassault Mirage 50EV : Version d'attaque destinée au Vénézuela, 15 exemplaires dont 6 construits neufs.
  • Dassault Mirage 5COD : Biplace d'entraînement destiné à la Colombie, 2 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5SDE : Version de chasse destinée à l'Egypte, 54 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5EAD : Version de chasse destinée à Abu Dhabi, 14 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5D : Version d'attaque destinée à la Libye, 53 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5PA3 : Version équipée d'un radar Agave pour le Pakistan, 12 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5F ROSE II : Mirage 5 modernisé pour le Pakistan.
  • Dassault Mirage 5BR : Version de reconnaissance destinée à la Belgique, 27 exemplaires.
  • Dassault Mirage 50FC : Mirage 5F remotorisés et fournis au Chili, 8 exemplaires modifiés.
  • Dassault Mirage 50DC : Biplace d'entraînement destiné au Chili, 3 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5F : Version adoptée par la France, 50 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5RAD : Version de reconnaissance destinée à Abu Dhabi, 3 exemplaires.
  • Dassault Mirage 50 : Version améliorée du Mirage 5, avec un réacteur Atar 9K50 plus puissant.
  • Enaer Mirage 50CN Pantera : Version modernisée des Mirage 50 chiliens. 13 monoplaces et 2 biplaces modifiés.
  • Dassault Mirage 5DPA : Biplace d'entraînement pour le Pakistan.
  • Dassault Mirage 5V : Version d'attaque destinée au Vénézuela, 6 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5M : Version destinée au Zaïre, 14 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5MD Elkan : Mirage 5BD vendus au Chili, 5 exemplaires.
  • Dassault Mirage 5G-2 : Exemplaires modernisés pour le Gabon, 4 appareils.
  • Dassault Mirage 5DP3 : Version biplace améliorée pour le Pérou, 2 exemplaires neufs.
  • Dassault Mirage 50C : Version destinée au Chili, 6 exemplaires.

Sur le forum…

  • Mirage 5COA
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    le Quiz aviation
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  • Je pense en effet que la techno pour faire voler un Mustang n'a rien à voir avec celle demandée pour faire voler un avion « moderne ». Et ça sera encore pire quand on aura des 2000 à la retraite : autant on peut envisager de faire quelques pièces mécaniques des années 40 sur mesure, autant ça risque d'être plus compliqué pour les pièces en composite ou les parties électroniques…
    Et tous ces points d'exclamation, vous avez remarqué ? Cinq ! C'est la marque d'un aliéné qui porte son slip sur la tête. L'opéra fait cet effet à certains.Terry Pratchett
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  • foxkilo02 a écrit

    Jarod a écrit


    Tout à fait, mais ça change rien à ma première phrase je pense, ancien militaire ou pas, tu vas pas faire faire la révision de l'appareil chez norauto, et je suis pas sur que le personnel qualifié entretien pour cet appareil soit encore en fonction :mrgreen:
    A partir de là, un appareil qui peut emporter une armement pareil, hors du contrôle militaire, c'est pas top, mais si en plus, y'a pas le suivie, c'est pas top du tout :merlin:

    En même temps les Suisses l'ont bien fait eux avec le III-DS J-2012 :|
    Alors pourquoi pas nous ? On a bien une association pour notre "Grise" nationale !!!


    Ouai enfin je suppose que le personnel technique en Suisse à été formé par du personnel de l'armée de l'air ou de chez Dassault, et il y'a de cela quelques temps déjà. Je pense pas que ce personnel soit encore en fonction aujourd'hui. D'autant plus que les Mirages ne volent plus en Suisse depuis quelques années il me semble.

    Après il est clair que ça empêche pas les avions de la WWII de voler encore aujourd'hui, tout comme les vampires ou les hunters, surement car leur technologie est simple à mettre en oeuvre, non ?
    "Si l'évolution actuelle persiste, il n'est pas interdit d'espérer que nous posséderons en 1997 : 176 246 généraux pour un seul homme de troupe. Un seul homme de troupe, nous insistons sur ce point. En cas de guerre, si notre unique soldat est tué, nous saurons au moins de qui il s'agit. Car jusqu'alors le désordre était tel que lorsqu'un enfant de la patrie se faisait tuer pour elle, on savait si peu de choses sur lui qu'on était réduit à l'appeler "l'inconnu" ".
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  • effectivement je n'avais pas vu le problème sous cet angle.

    Mais il y a bien d'autre warbird pas très vieux qui volent. (exemple : le hunter basé en suisse).

    Un contrôle peut être mis en place pour être sur qu'il vole sans capacité d'armement (suppressions des point d'emport sec, en gardant les humide pourquoi pas), ce serai intéressant pour nous, amateurs de ferraille volante !
    «Il y a des moments où il est bon d'écouter sa peur et d'autres où il est plus sage de faire comme si elle n'existait pas.»George S. PattonLa page de ma "boite" : RiumMon blog : Certaines idées
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  • Jarod a écrit


    Tout à fait, mais ça change rien à ma première phrase je pense, ancien militaire ou pas, tu vas pas faire faire la révision de l'appareil chez norauto, et je suis pas sur que le personnel qualifié entretien pour cet appareil soit encore en fonction :mrgreen:
    A partir de là, un appareil qui peut emporter une armement pareil, hors du contrôle militaire, c'est pas top, mais si en plus, y'a pas le suivie, c'est pas top du tout :merlin:

    En même temps les Suisses l'ont bien fait eux avec le III-DS J-2012 :|
    Alors pourquoi pas nous ? On a bien une association pour notre "Grise" nationale !!!
    "Pro patria et humanitate"
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  • Ca va se passer comme dans les Chevaliers du Ciel…
    Rêver ne coûte rien. :mrgreen:L'ex-TMor avait dans les 2940 messages, était inscrit depuis juillet 2005.http://tmor-blog.over-blog.com : ma BD reprend.http://rafale.freeforums.org un forum en anglais, international, pour parler du Rafale. :mrgreen:
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  • Clansman a écrit

    Jarod a écrit

    bah je pense quelles sont simples, même s'il est déclassé, il reste un appareil militaire, donc une menace entre de mauvaise main, une menace tout court même. De plus je vois pas comment un civile pourrait avoir le brevet pour piloter un engin pareil :P

    Le civil en question peut être un ancien militaire qualifié sur cet appareil. :)


    Tout à fait, mais ça change rien à ma première phrase je pense, ancien militaire ou pas, tu vas pas faire faire la révision de l'appareil chez norauto, et je suis pas sur que le personnel qualifié entretien pour cet appareil soit encore en fonction :mrgreen:

    A partir de là, un appareil qui peut emporter une armement pareil, hors du contrôle militaire, c'est pas top, mais si en plus, y'a pas le suivie, c'est pas top du tout :merlin:
    "Si l'évolution actuelle persiste, il n'est pas interdit d'espérer que nous posséderons en 1997 : 176 246 généraux pour un seul homme de troupe. Un seul homme de troupe, nous insistons sur ce point. En cas de guerre, si notre unique soldat est tué, nous saurons au moins de qui il s'agit. Car jusqu'alors le désordre était tel que lorsqu'un enfant de la patrie se faisait tuer pour elle, on savait si peu de choses sur lui qu'on était réduit à l'appeler "l'inconnu" ".
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  • D'ici là, la SABCA nous aura refourgué des F-16 MLU+++. :bonnet:
    Ah que je destroye tout ! Ou pas. :pSur AMN : Ciders, commandeur suprême, 10872 messages, inscrit le 02 septembre 2006, à 22 h 18
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  • ciders a écrit

    Bah. Il paraît qu'au nord-est de Lille, c'est un Etat entier qui est proposé à la vente. Mais ça ne marche pas non plus. :mrgreen:

    Bah ça fait 180 ans que une poignée d'irréductibles politiciens rêveurs en parlent. :roll:
    J'espère que le Rafale va pas mettre autant de temps pour se vendre. :mrgreen:
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  • Jarod a écrit

    bah je pense quelles sont simples, même s'il est déclassé, il reste un appareil militaire, donc une menace entre de mauvaise main, une menace tout court même. De plus je vois pas comment un civile pourrait avoir le brevet pour piloter un engin pareil :P

    Le civil en question peut être un ancien militaire qualifié sur cet appareil. :)
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