Junkers Ju 88

Rappels

  • Catégorie : Bombardier
  • Constructeur : Junkers drapeau du pays
  • Premier vol : 21 décembre 1936
  • Production : 14676 appareils construits (cellules neuves)
  • Voir aussi… : Junkers Ju 188, Junkers Ju 288

Historique

En août 1935, le RLM (ministère de l'Air du Reich) réclama un bombardier rapide, non armé et ne comptant que sur sa vitesse pour se défendre. Il devait emporter 3 membres d'équipage et 800 à 1000 kg de charge offensive à 500 km/h. La firme Junkers proposa son projet en juin 1936, qui fut conçu par W.H. Evers et Alfred Gassner, sous la direction de Ernst Zindel. Ces deux personnes avaient travaillé auparavant pour des firmes américaines. Il fut opposé au Bf 162, au Hs 127 et à un autre produit de Junkers, le Ju 85. La construction de deux prototypes du Ju 88 fut approuvée. Le Ju 85 ne fut jamais construit, et ne se différenciait du Ju 88 que par sa double dérive.

Le premier d'entre eux vola pour la première fois le 21 décembre 1936. Avec sa vitesse de 580 km/h, il dépassait les chasseurs de l'époque. Les deux prototypes étaient dotés de moteurs DB 600. 3 autres prototypes suivirent, motorisés par des Jumo 211 et dotés d'un armement défensif à l'arrière. Le 5e prototype battit un record sur 1000 km le 9 mars 1939, avec une vitesse de 517 km/h pour une charge utile de 2000 kg. A partir du 6e prototype apparut un train d'atterrissage se rétractant sur 90°, à la manière du P-40 : il allait devenir la norme sur le reste de la production. Jusqu'à 10 prototypes furent finalement construits.

En octobre 1937 Ernst Udet, indfluencé par le succès du Ju 87, décida de faire du Ju 88 un bombardier en piqué : ses ailes furent renforcées, des freins de piqué ainsi qu'un 4e membre d'équipage ajoutés, le fuselage allongé. Le V4 servant de prototype vola pour la première fois le 13 avril 1938. Il mènera aux versions de série A-1 et A-4.

Mais toutes ces modifications retardèrent sa mise en service. Elle était prévue pour 1938, mais trop peu d'exemplaires étaient enregimentés lors de l'attaque de la Pologne. 12 furent choisis par l'Erprobungskommando 88 (Ekdo 88) pour être testés en conditions opérationnelles. Leur influence fut nulle.

Le Ju 88 fut réellement engagé pour la première fois au combat en Norvège. Utilisé dans son rôle de bombardier en piqué, il contribua à endommager l'HMS Rodney et à couler l'HMS Gurkha le 9 avril 1940. Mais le KG 30 qui le déployait perdit 4 exemplaires lors de l'attaque.



Le Ju 88 fut engagé massivement lors de la Bataille de France. Il s'y montra efficace, que ce soit pour détruire des avions au sol ou des trains. Il coula aussi le paquebot RMS Lancastria près de St-Nazaire, provoquant la mort de 5800 personnes. Cependant, un fort taux d'accidents et de pertes au combat firent que les équipages avaient encore plus peur de leur avion que l'ennemi, au point de demander leur transfert dans une unité de He 111. Il est vrai que le Ju 88 était considéré à l'époque comme un appareil à haute performance. Il fallut d'une part ré-entraîner les pilotes, et d'autre part modifier la série A-1, au standard A-5.

Plus encore que le Do 17 et le He 111, le Ju 88 souffrit lors de la Bataille d'Angleterre, avec pas moins de 313 pertes. Des modifications sur le terrain eurent lieu afin de le rendre moins vulnérable, dont un blindage et des mitrailleuses supplémentaires. Le 27 septembre 1940, un équipage abattu récupéra les armes de bord et se battit contre des soldats britanniques lors de la bataille de Graveney Marsh : ce fut la dernière bataille sur le sol anglais contre des envahisseurs.

Il servit aussi au-dessus de l'Atlantique (version C-6), afin d'escorter les Fw 200 et de s'attaquer aux avions anti sous-marins. Ils y remporteront 109 victoires pour 117 pertes.

Lors de l'été 1941, le Ju 88 remplaça le Do 17. Avec le He 111, il devint le principal bombardier moyen de la Luftwaffe. Il se montra efficace lors de l'invasion de l'URSS dans la destruction de chars, de navires et d'avions au sol, mais subit 23 pertes dès le premier jour. Il dut aussi remplacer les Ju 87, trop peu nombreux à ce moment-là.

On le reverra lors de la bataille de Normandie, mais fut complètement surclassé par les appareils Alliés à ce moment-là. A partir de 1943, des équipages de Ju 88 feront défection vers la Grande-Bretagne.

La Finlande acheta 24 Ju 88A-4 en avril 1943, alors qu'elle était en guerre contre l'URSS. Un des raids les plus mémorables fut la contre-attaque au-dessus de Leningrad, alors que Tallin venait de subir un raid des VVS, le 9 mars 1944. Ils furent également utilisé pour des raids de reconnaissance et d'attaques de colonnes motorisées allemandes lorsque la Finlande se retourna contre l'Allemagne, en septembre 1944. La dernière mission de guerre intervint le 4 avril 1945. Ils furent utilisés pour l'entraînement jusqu'en 1948, puis ferraillés.



Le Ju 88 ne servit pas seulement comme bombardier : un grand nombre de versions furent construites pour des rôles très divers, comme la chasse lourde, l'assaut au sol, la lutte anti-chars, la chasse de nuit, la reconnaissance. Les Ju 88C, par exemple, étaient des chasseur-bombardier au nez plein contenant des mitrailleuses supplémentaires. Le Ju 88R qui en dérive est un chasseur de nuit, de même que le Ju 88G qui ne dispose cependant pas de nacelle ventrale "Bola". Les Ju 88D, Ju 88H et T sont des versions de reconnaissance à long rayon d'action (patrouille maritime et basés sur le Ju 88G dans le deuxième cas). Le Ju 88P était particulièrement destiné à la lutte anti-chars et était équipé d'un canon lourd, parfois de 88 mm. Le Ju 88S revenait au concept de bombardier rapide et fut la variante la plus rapide.

Il servit de base au Ju 188, ainsi qu'au Kyūshū Q1W Tokai japonais.

Il fut utilisé par la Bulgarie (peut-être), l'Espagne (10 Ju 88A-4 achetés et 15 internés), la Hongrie (83 Ju 88A-4, 1 Ju 88C-6, 30 Ju 88D-1 de 1942 à 1945), la Regia Aeronautica (45 Ju 88A et 1 Ju 88D-1 en 1943), la Roumanie (40 Ju 88A-4 et 10 Ju 88D-1 de 1942 à 1953) pendant la guerre. La RAF (au moins 5 exemplaires) et l'Union soviétique capturèrent des exemplaires, les évaluèrent et en opérèrent peut-être certains. Le Ju 88 influença fortement les Soviétiques, au point de vouloir faire du Tu-2 son équivalent.

Enfin, la France utilisa 22 Ju 88A-4 de 1944 à 1951, et 38 d'une autre version, au sein de l'armée de l'air comme de la Marine. Un Ju 88S-3 fut également utilisé. 5 exemplaires furent utilisés par la Marine, dont un Ju 88A-17 et 3 Ju 88A-14. Ils seront intégrés à la 10S et serviront à l'essai de torpilles. Ils connaîtront de gros problèmes de pannes mécaniques, aggravés par le manque de pièces détachées.

14676 Ju 88 furent construits de 1936 à 1945, sans interruption et déclinés en 60 variantes (pour lesquelles on compte 104 prototypes). Il fut donc le bimoteur le plus produit de la Luftwaffe. Malgré des débuts et une mise au point difficile, il s'avéra un excellent appareil polyvalent, au point d'être comparé au Mosquito (il est vrai qu'ils ont été tous deux conçus comme bombardiers rapides). Cependant, il s'agissait aussi d'une machine complexe et difficile à piloter, qui souffrit de pertes. Aujourd'hui, 2 appareils sont exposés, complets, l'un au musée de l'USAF à Dayton et l'autre au musée de la RAF. 3 autres exemplaires ont été restaurés.



Versions

  • Junkers Ju 88A-1 : Version initiale de série, dotée de moteurs Jumo 211B-1 de 1200 ch.
  • Junkers Ju 88A-2 : Version dotée de moteurs Jumo 211 G-1.
  • Junkers Ju 88A-3 : Version d'entraînement à doubles commandes.
  • Junkers Ju 88A-4 : Version améliorée à l'envergure accrue, avec le bout arrondi.
  • Junkers Ju 88A-5 : Ju 88A-1 portés au standard A-4.
  • Junkers Ju 88A-14 : Version dotée d'un coupe-câble.
  • Junkers Ju 88A-15 : Version dotée d'une soute allongée en bois.
  • Junkers Ju 88A-17 : Version emportant des torpilles pour la lutte anti-navires.
  • Junkers Ju 88B-0 : Version au nez entièrement vitré, 10 exemplaires de présérie. Donnera naissance au Ju 188.
  • Junkers Ju 88C-1 : Version prévue, dotée de moteurs BMW 801MA. Jamais construite.
  • Junkers Ju 88C-2 : Version au nez plein pour la chasse. Un canon MG FF et 3 mitrailleuses MG 17 dans le nez.
  • Junkers Ju 88C-4 : Version de chasse lourde et de reconnaissance.
  • Junkers Ju 88C-5 : Version améliorée de chasse lourde.
  • Junkers Ju 88C-6 : Version de chasse de nuit.
  • Junkers Ju 88C-7 : Les sous-variantes C7a et b servaient à l'interdiction. Le C7c était une variante de chasse lourde.
  • Junkers Ju 88D-1 : Version de reconnaissance photographique à long rayon d'action, basée sur le Ju 88A-4.
  • Junkers Ju 88D-2 : Version de reconnaissance photographique à long rayon d'action, basée sur le Ju 88A-5.
  • Junkers Ju 88D-3 : Version tropicalisée du Ju 88D-1.
  • Junkers Ju 88D-4 : Version tropicalisée du Ju 88D-2.
  • Junkers Ju 88G-1 : Version construite exprès pour la chasse de nuit, dotée de moteurs BMW 801 de 1700 ch et du radar FuG 220 Lichtenstein SN-2. Dépourvue de la nacelle ventrale "Bola".
  • Junkers Ju 88G-6 : Version de chasse de nuit dotée de moteurs Junkers Jumo 213A de 1750 ch, du radar FuG 220 Lichtenstein ou FuG 218 Neptun. 1 ou 2 canons Mg 15 disposés en oblique (70°) selon le système Schräge Musik.
  • Junkers Ju 88G-7 : Version de chasse de nuit dotée de moteurs Jumo 213E pour la haute altitude, et du radar FuG 240 Berlin. 15 exemplaires construits avant la victoire.
  • Junkers Ju 88H-1 : Version de patrouille maritime et de reconnaissance basée sur le Ju 88G.
  • Junkers Ju 88H-2 : Version de chasse.
  • Junkers Ju 88H-3 : Version de patrouille maritime et de reconnaissance basée sur le Ju 88G.
  • Junkers Ju 88H-4 : Version de chasse.
  • Junkers Ju 88P-1 : Version dotée d'un canon BK 75 de 75 mm dans une nacelle ventrale. Apparue à la mi-1942. 40 exemplaires.
  • Junkers Ju 88P-2 : Version dotée de deux canons BK 37 de 37 mm en nacelle ventrale.
  • Junkers Ju 88P-3 : Similaire au P-2, avec du blindage additionnel.
  • Junkers Ju 88P-4 : Version dotée d'un canon BK 5 de 50 mm en nacelle ventrale, 32 exemplaires construits.
  • Junkers Ju 88P-5 : Version dotée d'un canon de 88 mm.
  • Junkers Ju 88R-1 : Ju 88C-6b de chasse de nuit, doté de moteurs BMW 801L de 1560 ch.
  • Junkers Ju 88R-2 : Ju 88C-6b doté de moteurs BMW 801 G-2 de 1700 ch.
  • Junkers Ju 88S-0 : Version bombardier rapide, avec deux moteurs BMW 801 G-2 et 14 bombes SD-65 de 65 kg.
  • Junkers Ju 88S-1 : Version similaire au S-0, avec deux bombes SD1000 de 1000 kg.
  • Junkers Ju 88S-2 : Version dotée de moteurs BMW 801J et de la soute à bombes en bois du A-15.
  • Junkers Ju 88S-3 : Version dotée de moteurs Jumo 213A de 2240 ch et du système GM-1.
  • Junkers Ju 88T-1 : Version de reconnaissance photographique basée sur le Ju 88S-1.
  • Junkers Ju 88T-3 : Version de reconnaissance photographique basée sur le Ju 88S-3.

Sur le forum…

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  • L'ENCYCLOPEDIE ILLUSTREE DE L’AVIATION AIRCRAFT N°97 JUNKER JU 88

    [Pièces-jointes supprimées]
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  • La fiche sur le site

    Pas de version prévue avec un gros canon pour cette fois, désolé. :mrgreen:
    Rang, sang, race et dieux n'entrent en rien dans le partage du vice… et de la vertu. (de Cape et de Crocs, tome 1).>> N'oubliez pas de lire et de relire le Réglement du forum>> N'oubliez pas de consulter les index des sujets avant de poster les vôtres.
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  • Hop, dernière fiche pour l'instant sur la descendance du Ju 88 : le Ju 388.


    C'est en 1942 que la Luftwaffe entendit parler pour la première fois du B-29. Les performances de cet appareil plongea les responsables dans une véritable psychose, et ils cherchèrent un appareil capable de l'intercepter et de le détruire. C'est alors qu'ils se tournèrent vers les versions de haute altitude du Ju 188.

    Ces versions étaient les Ju 188J de chasse, Ju 188K de bombardement et Ju 188L de reconnaissance. Ils disposaient tous d'un cockpit pressurisé et d'une envergure accrue. Choisis pour la production en série, ils furent désignés respectivement Ju 388J, K et L. Dès lors, la quasi-totalité de l'armement défensif fut supprimée afin d'améliorer les performances. Seule une tourelle de queue FHL 131Z Hecklafette, comportant 2 MG 131 de 13 mm (300 cartouches chacune) et contrôlée à distance, fut conservée. Le Ju 388 fut surnommé Störtebeker, du nom d'un fameux pirate allemand du Moyen Âge.

    Le Ju 388J fut armé de 2 canons MK 103 de 30 mm et de 2 canons MG 151/20 de 20 mm, installés dans un nez plein. Il servait à la chasse lourde de jour. Pour la chasse de nuit, les MK 103 étaient remplacés par des MK 108 plus petits et plus légers mais de même calibre. De plus, 2 autres MK 108 étaient disposés en oblique dans le dos, selon le système Schräge Musik.

    Le Ju 388K était un bombardier pur de haute altitude, disposant d'une nacelle ventrale augmentant la taille de la soute à bombe.

    Le Ju 388L était une version de reconnaissance à haute altitude, dont les appareils photographiques et des réservoirs supplémentaires étaient installés dans la même nacelle que le Ju 388K.

    Une version bombardier-torpilleur basée sur le Ju 388K, désignée Ju 388M, fut proposée sans succès.

    3 sous-variantes étaient prévues pour chaque version, différant par leur motorisation. la -1 devait recevoir des moteurs BMW 801J à turbocompresseurs, la -2 des Jumo 222A ou B de 2500 ch (la version B tournait dans le sens inverse de la A), ou E et F (avec turbocompresseur à deux vitesses), et enfin la -3 dotée de moteurs Junkers Jumo 213E. En pratique, le Jumo 222 ne fut jamais produit en série.

    Le premier prototype, le Ju 388V-7 (au standard L-0) vola pour la première fois le 22 décembre 1943. Il montra une meilleure tenue en vol que le Ju 88S. Il était capable d'atteindre 616 km/h, y compris à très haute altitude. Il perdait 25 km/h en version chasse de nuit et en gagnait autant en version de reconnaissance. La version dotée de Jumo 222 était estimée à 700 km/h. Le Ju 388V-7 avait été construit à partir d'éléments de Ju 188E et F (dont les ailes et l'empennage horizontal), mais il fut suivi par 6 autres exemplaires neufs.

    La livraison prit du retard et ne commença qu'en août 1944, à cause du manque de moteurs. Lorsqu'ils furent disponibles en plus grandes quantités, il était clair que le B-29 n'interviendrait pas en Allemagne. D'autre part, l'amélioration de la défense alliée fit que les Allemands manquaient d'avions de reconnaissance. Aussi cette production se concentra sur la version Ju 388L.

    Le Japon s'intéressa en août 1944 à une production sous licence du Ju 388. L'attaché militaire Otani obtint les plans, mais on ne sait s'il a réussi à quitter l'Allemagne avec, et s'il l'a fait en sous-marin ou par avion, ni même si les plans atteignirent le Japon. Quoiqu'il en soit, le Japon ne construisit jamais le Ju 388.

    Les Ju 388 effectuèrent quelques missions de reconnaissance, en particulier au-dessus de la Grande-Bretagne, dans les tous derniers mois de la guerre. On raconte qu'un Spitfire réussit à abattre un Ju 388 à 13500 mètres d'altitude, début 1945. 4 Ju 388 de chasse de nuit auraient été évalués en conditions opérationnelles en 1945 par le NJG 2.

    On estime à 100, 120 exemplaires approximativement le nombre d'exemplaires construits, soit 6 prototypes (2 pour chaque version J-1, K-1, L-1), 10 Ju 388K-0 (ainsi que 40 autres exemplaires en cours de construction), 20 Ju 388L-0, 1 Ju 388K-1 terminé en juillet 1944 pour des essais statiques), 64 Ju 388L-1. Il semblerait que 15 Ju 388K-1, 3 Ju 388J-1 et 3 Ju 388L-3 furent terminés. Il fut principalement construit dans les usines d'ATG, à Mersebourg.

    Un unique Ju 388, version L-1, a survécu. Il fut capturé en mai 1945 et testé en vol aux Etats-Unis. Il fut présenté au public, y compris en vol, puis stocké en 1946. Il est conservé par le musée Smithsonian Institution depuis 1949. Il serait en bon état et complet, n'ayant jamais été conservé à l'extérieur. Cependant, le Smithsonian n'envisage actuellement pas de le réassembler.




    http://fr.wikipedia.org/wiki/Junkers_Ju_388


    http://fandavion.free.fr/junkers388.htm


    <!– l –><a class="postlink-local" href="http://forum.aviationsmilitaires.net/viewtopic.php?f=35&t=970#p67634
    ">viewtopic.php?f=35&t=970#p67634</a><!– l –>

    http://en.wikipedia.org/wiki/Junkers_Ju_388


    http://www.ju388.de/Ju388US.html


    http://www.warbirdsresourcegroup.org/LRG/ju388.html


    http://www.aviastar.org/air/germany/ju-388.php


    http://airandspace.si.edu/collections/artifact.cfm?id=A19600325000
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  • Tu dois parler de ça
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  • Je viens de regarder "La Bible" des avions allemands de la 2GM : Warplane of the third Reich, de William Green, et effectivement il mentionne le projet de Ju 288G (pour "Gerät"), avec un canon de 35,5 cm, monté dans la soute à bombe. L'idée était d'approcher l'objectif en piqué, de sortir le canon, et de tirer un unique obus, avant de dégager.
    On peut raisonnablement espérer que ce canon était un canon sans recul (d'où le montage escamotable dans la soute, ce qui, le canon étant sorti, permettait l'ejection des gaz par l'arrière). Ou alors imaginer un système comme sur le SturmTiger, où le mortier de 380mm était en réalité un lance-fusées (si on regarde des photos de la bète, on voit bien, dans l'épaisseur du tube, les auvents de sortie des gaz de propulsion)

    Effectivement le régime nazi avait l'imagination débordante. Le Waffen Amt (bureau d'études du matériel de l'armée de terre) avait même commencé à travailler sur un projet de véritable "croiseur" terrestre, tellement croiseur qu'il devait réutiliser des tourelles (280 mmm quand même, excusez du peu), du Gneissau. Chaque tourelle pesant dans les 500 tonnes, l'engin aurait du faire dans les 1000 tonnes !
    le stade d'après aurait été de mettre des petites roulettes au croiseur complet :o
    Même quand j'étais petit, que j'avais 8 ou 9 ans et que je dessinais des engins de guerre, je n'aurais jamais oser dessiner des trucs pareils, aussi peu réalistes. Et pourtant, j'étais (déjà !) bien tordu :ange:
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  • En creusant un peu et en tapant spécifiquement "Ju 288G" :

    http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/t12074-projekt-munchhausen


    On sait pas trop s'il s'agit d'une rumeur ou pas, finalement. Cela dit, pour bien connaître la seconde guerre mondiale, je peux te confirmer que les nazis étaient souvent vraiment fous, au sens clinique du terme.
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  • C'est vrai que sur Google, quand tu tapes "Junker Ju288G 355mm", tu trouves plusieurs sources le citant… :shock:
    " J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres."  A. Einstein"Quand on change son fusil d'épaule, il y a intérêt à ne pas partir de la droite, sinon on passe l'arme à gauche."  Ph. Geluck
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  • En même temps, ils ont bien mis un mortier de 380mm sur chassis de Tigre, alors bon… ^^

    Mais c'est pas comparable, et des projet loufoque c'est pas ça qui manque chez les nazis.
    La société est bien foutue, elle fout des uniformes aux cons pour qu’on les reconnaissent !
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  • Ca m'a vachement surpris aussi, je pense à une faute de frappe sur la source. De l'autre côté, j'ai vu des trucs vraiment surprenants. :roll:

    Ils allaient quand même jusqu'au 88 mm.
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