Nakajima J1N Irving

Rappels

  • Catégorie : Avion de reconnaissance et d'observation
  • Constructeur : Nakajima drapeau du pays
  • Premier vol : 2 mai 1941
  • Production : 479 appareils construits (cellules neuves)

Historique

Au milieu de l'année 1938, la marine japonaise demanda un chasseur bimoteur, destiné à escorter ses bombardiers G3M. Son principal chasseur, l'A5M, avait une autonomie insuffisante et l'A6M, le futur Zero, n'avait pas encore volé. Elle émit donc la spécification 13-Shi, réclamant un chasseur basé à terre maniable, lourdement armé, plus rapide que le Zero. Nakajima et Mitsubishi furent sur les rangs et commencèrent à étudier des projets en mars 1939. Nakajima remporta le marché la même année.

Le premier des deux prototypes de l'appareil, nommé "Gekko" (clair de lune) sortit d'usine en mars 1941 et vola pour la première fois le 2 mai. Il était doté de moteurs Nakajima Sakae 21/22 de 1130 hp, emportait 3 membres d'équipage, un canon Type 99 de 20 mm et 6 mitrailleuses Type 97 de 7,7 mm. 2 de ces mitrailleuses étaient placées dans le nez et les 4 autres dans une ou deux tourelles commandées à distance, dont le poids baissait considérablement les performances. En raison de commandes molles, l'idée de l'utiliser comme chasseur fut abandonnée.

En revanche, la marine l'accepta dans une version de reconnaissance allégée et simplifiée, le J1N1-C, qui fut désigné Type 2 : il entra en service en avril 1942. Il fut construit à 52 exemplaires et il lui restait une unique mitrailleuse de 13 mm. Il fut déployé à Rabaul et effectua sa première mission de reconnaissance au-dessus de Guadalcanal. Les Alliés, le prenant pour un chasseur, lui donnèrent le nom de code "Irving".

Le J1N1-R, plus tard désigné J1N1-F, fut doté d'une tourelle sphérique armée d'un canon Type 99 Model 1 de 20 mm placée juste derrière le pilote.

Le J1N1 est surtout connu pour sa variante de chasse de nuit, le J1N1-S.

Entre 420 et 486 exemplaires selon les sources (479 est le chiffre qui revient le plus souvent) furent produits de 1942 à 1944. Un seul a survécu, un J1N1-S. Celui-ci fut capturé en 1945 à Yokosuka, testé en vol jusqu'en 1946 puis donné au Smithsonian's National Air Museum en 1949. Il fut restauré avec difficulté entre 1979 et 1983 et est désormais exposé au centre Steven F. Udvar-Hazy en Virginie.


Versions

  • Nakajima J1N1-C : Version de reconnaissance à long rayon d'action.
  • Nakajima J1N1-F : Version dotée d'une tourelle sphérique armée d'un canon Type 99 Model 1 de 20 mm.
  • Nakajima J1N1-S Gekko : Version de chasse de nuit.

Sur le forum…

  • Au milieu de l'année 1938, la marine japonaise demanda un chasseur bimoteur, destiné à escorter ses bombardiers G3M. Son principal chasseur, l'A5M, avait une autonomie insuffisante et l'A6M, le futur Zero, n'avait pas encore volé. Elle émit donc la spécification 13-Shi, réclamant un chasseur basé à terre maniable, lourdement armé, plus rapide que le Zero. Nakajima et Mitsubishi furent sur les rangs et commencèrent à étudier des projets en mars 1939. Nakajima remporta le marché la même année.

    Le premier des deux prototypes de l'appareil, nommé "Gekko" (clair de lune) sortit d'usine en mars 1941 et vola pour la première fois le 2 mai. Il était doté de moteurs Nakajima Sakae 21/22 de 1130 hp, emportait 3 membres d'équipage, un canon Type 99 de 20 mm et 6 mitrailleuses Type 97 de 7,7 mm. 2 de ces mitrailleuses étaient placées dans le nez et les 4 autres dans une ou deux tourelles commandées à distance, dont le poids baissait considérablement les performances. En raison de commandes molles, l'idée de l'utiliser comme chasseur fut abandonnée.

    En revanche, la marine l'accepta dans une version de reconnaissance allégée et simplifiée, le J1N1-C, qui fut désigné Type 2 : il entra en service en avril 1942. Il fut construit à 52 exemplaires et il lui restait une unique mitrailleuse de 13 mm. Il fut déployé à Rabaul et effectua sa première mission de reconnaissance au-dessus de Guadalcanal. Les Alliés, le prenant pour un chasseur, lui donnèrent le nom de code "Irving".

    Le J1N1-R, plus tard désigné J1N1-F, fut doté d'une tourelle sphérique armée d'un canon Type 99 Model 1 de 20 mm placée juste derrière le pilote.

    Le J1N1 est surtout connu pour sa variante de chasse de nuit, le J1N1-S.

    Entre 420 et 486 exemplaires selon les sources (479 est le chiffre qui revient le plus souvent) furent produits de 1942 à 1944. Un seul a survécu, un J1N1-S. Celui-ci fut capturé en 1945 à Yokosuka, testé en vol jusqu'en 1946 puis donné au Smithsonian's National Air Museum en 1949. Il fut restauré avec difficulté entre 1979 et 1983 et est désormais exposé au centre Steven F. Udvar-Hazy en Virginie.


    La fiche sur le site


    http://fr.wikipedia.org/wiki/Nakajima_J1N1


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    ">viewtopic.php?f=39&t=723</a><!– l –>

    http://www.avionslegendaires.net/nakajima-j1n-gekko-irving.php


    http://airjap.free.fr/avions/chasseurs/fevrier/Gekko.html


    http://jn.passieux.free.fr/html/J1N.php


    http://en.wikipedia.org/wiki/Nakajima_J1N


    http://www.aviastar.org/air/japan/nakajima_j1n.php


    http://www.militaryfactory.com/aircraft/detail.asp?aircraft_id=542


    http://www.warbirdsresourcegroup.org/IJARG/nakajimaj1n.html
    Rang, sang, race et dieux n'entrent en rien dans le partage du vice… et de la vertu. (de Cape et de Crocs, tome 1).>> N'oubliez pas de lire et de relire le Réglement du forum>> N'oubliez pas de consulter les index des sujets avant de poster les vôtres.
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  • La fiche sur le site

    De la variante, s'entend.
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  • Le Bf109R ? Ah, je vois mieux le truc.
    Ah que je destroye tout ! Ou pas. :pSur AMN : Ciders, commandeur suprême, 10872 messages, inscrit le 02 septembre 2006, à 22 h 18
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  • Ciders a écrit

    Le 209 ? Il y a eu aussi un 309, mais je suis sans infos dessus.

    Hop
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  • Le 209 ? Il y a eu aussi un 309, mais je suis sans infos dessus.

    Le coup du Me262 est exact. Ils ont perdu près d'un an comme ça.
    Ah que je destroye tout ! Ou pas. :pSur AMN : Ciders, commandeur suprême, 10872 messages, inscrit le 02 septembre 2006, à 22 h 18
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  • Pour le coup je crois, enfin c'est ce qui m'a été rapporté, que Hitler a négligé (il n'y a pas d'autre mot) les bombardiers au profit du Messerschmitt 209 (évolution du 109). Cependant, le Me262, un bi-réacteur, était prévu pour être un intercepteur. Mais lorsque Hitler le vit voler il demanda s'il était possible de lui faire emporter une bombe. Réponse affirmative, charge de 1000kg. Il a donc ordonné d'en faire un bombardier capable d'échapper aux intercepteurs en vue du débarquement. Réponse affirmative MAIS il aurait fallut arreter la production du Me209 donc non.
    Quelques exemplaires sont sortis des chaînes à raison de 1 chasseur pour 20 bombardier du type Me262. Apparemment insuffisant et puis bien loin des bombardiers lourds. :wink:
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  • Elle a fait un bond, certes. Mais c'est surtout grâce à Speer, qui a boosté la production.

    Le He 177, oui, c'était une belle arnaque, ça a jamais marché correctement, encore qu'à priori ils aient servi à l'opération Steinbock début 44 ( Baby Blitz ).

    Guns >> oui et non. Il y a une part d'orgueil et aussi, ils ne pensaient pas que les Alliés avaient les moyens techniques de faire des B29 et des escorteurs. En 1940 ( ou 41 ), un type très sérieux de la RAF avait affirmé à Churchill qu'il était impossible d'avoir des chasseurs à l'autonomie suffisante pour aller en Allemagne avec les bombardiers. Et tout le monde l'a cru. :wink:
    Ah que je destroye tout ! Ou pas. :pSur AMN : Ciders, commandeur suprême, 10872 messages, inscrit le 02 septembre 2006, à 22 h 18
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  • pour les bombardiers lourds de hitler, ça tient surtout aux retards à répétition du He 177

    de plus beaucoup d'historiens considérent que le choix du bombardier lourd pour une puissance industrielle moyenne comme l'allemagne dévorait trop de ressources pour peu de résultats : lorsque les allemands ont abandonnés toute ambition de produire ce genre de mastodontes, leur production de chasseurs ( avec une standarlisation accrue des modéles ) a fait un bon ( mi 1944 2 à 3000 chasseurs par mois !! )
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  • Ciders a écrit

    4) Les Japonais n'ont pas pris conscience assez tôt qu'il fallait aussi défendre chez eux. En 1944, il n'yavait que des Ki-43 Hayabusa pour défendre la métropole. Quand les nouveaux zincs sont arrivés, les chasseurs d'escorte US étaient au dessus de Tokyo.

    La même erreur qu'avait commise Hitler en négligeant la production des bombardiers lourds au début de la guerre…
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  • J'étais ironique Gunsounet. :mrgreen:

    Le problème des Japonais… enfin les problèmes :

    1) Programmes de formation des pilotes très très difficiles ( dans le 90% d'échec ). Au départ, ça leur a fait un corps de pilotes exceptionnel. Mais après, va trouver des recrues.

    2) Au niveau industriel, ça n'a pas suivi. Passons sur les problèmes d'approvisionnement à la fin.

    3) Le carburant japonais… à la fin c'était de la piquette. Des études faites après-guerre ont montré qu'avec du coco de quallité, les Ki-84 valaient plus que largement les P51 et autres P47.

    4) Les Japonais n'ont pas pris conscience assez tôt qu'il fallait aussi défendre chez eux. En 1944, il n'yavait que des Ki-43 Hayabusa pour défendre la métropole. Quand les nouveaux zincs sont arrivés, les chasseurs d'escorte US étaient au dessus de Tokyo.

    5) Les radars. De ce côté là, les Japonais ont été à la ramasse.
    Ah que je destroye tout ! Ou pas. :pSur AMN : Ciders, commandeur suprême, 10872 messages, inscrit le 02 septembre 2006, à 22 h 18
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