C'est le problème quand à la base le dirigeant russe Vladimir Poutine a déjà un grain (c'est mon opinion, et finalement nous le savions depuis longtemps, c'est juste que nous avons fermé les yeux pendant longtemps aussi…).
Après plus de 22 ans de pouvoir, il a décidé de voir plus grand…
… sans forcément bien mesurer la réalité de la situation.
Après de deux choses l'unes :
- Soit un retour rapide à la lucidité, pour rétropédaler ou limiter la casse ;
- Soit une fuite en avant, un déni de la réalité et un jusqu'au boutisme délirant.
Le dirigeant russe a opté pour ce second choix, sans pour autant qu'une issue se dégage.
Tant qu'il reste en place, peu de chances que cela se calme.
Mais je pense aussi que Zelensky devrait songer à céder la place : Poutine ne peut pas le voir, c'est vraiment viscéral et ce depuis l'origine.
Poutine a pu avoir des relations cordiales humainement parlant avec des prédécesseurs de Zelensky et malgré des divergences de fond tout à fait amples.
Avec Zelensky cela ne passe pas du tout.
Le mandat de Zelensky (durée prévue : cinq ans) est officiellement terminé depuis le 20 mai 2024.
Il reste à la tête du pays pour deux raisons majeures fondées sur le cadre juridique de l'Ukraine :
- L'interdiction de voter sous la loi martiale :
L'état de guerre et la loi martiale, instaurés depuis le 24 février 2022 et continuellement renouvelés, interdisent explicitement l'organisation d'élections présidentielles ou législatives.
Mener un scrutin démocratique est matériellement compliquée voire impossible alors qu'une partie du territoire est occupée, que des millions de citoyens sont déplacés et que les bombardements menacent la sécurité des bureaux de vote.
- La continuité du pouvoir de l'État :
Selon la Constitution ukrainienne, le président en exercice conserve ses fonctions et sa légitimité jusqu'à ce qu'un successeur dûment élu puisse prendre sa suite. Cette règle permet d'éviter toute vacance du pouvoir et d'assurer la stabilité des institutions en période de crise majeure.
Mais à mon sens, cela contribue à entretenir la situation actuelle.
La Russie étant loin d'avoir épuisé toutes ses ressources, ce conflit peut durer encore (très) longtemps.
Outre les multiples pertes humaines et destructions matérielles de part et d'autre, économiquement, cela ne fait pas nos affaires :
Entre la crise du Golfe et le conflit russo-ukrainien, l'Europe est à présent tout à fait prise dans un étau énergétique et donc économique, et cela commence à vraiment se faire sentir.
Notamment en Allemagne et en France, avec des répercussions politiques non négligeables