B-52 en action ...

  • C'est vrai que le RIAT propose un certain nombre d'avions invisibles en France.. :( Dommage que cela soit si loin !
    Et tous ces points d'exclamation, vous avez remarqué ? Cinq ! C'est la marque d'un aliéné qui porte son slip sur la tête. L'opéra fait cet effet à certains.Terry Pratchett
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  • http://www.foxnews.com/us/2012/05/22/seat-from-163-b-f2-crash-reportedly-found-in-maine/


    Un siège éjectable ayant servi lors de l'accident d'un B-52C en 1963 a été récemment retrouvé dans le Maine.
    Ah que je destroye tout ! Ou pas. :pSur AMN : Ciders, commandeur suprême, 10872 messages, inscrit le 02 septembre 2006, à 22 h 18
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  • ciders a écrit

    http://www.foxnews.com/us/2012/05/22/seat-from-163-b-f2-crash-reportedly-found-in-maine/


    Un siège éjectable ayant servi lors de l'accident d'un B-52C en 1963 a été récemment retrouvé dans le Maine.
    Ben vu l'état, on peut se dire qu'ils ne sont pas spécialement biodégradables… :roll:
    " J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres."  A. Einstein       "Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles."  Max Frisch
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  • Et il n'a pas l'air très confortable comme ça :D

    Par contre, je me demande quel modèle est-ce… Un Martin-Baker ? Ou un truc fait sur mesure ?
    Et tous ces points d'exclamation, vous avez remarqué ? Cinq ! C'est la marque d'un aliéné qui porte son slip sur la tête. L'opéra fait cet effet à certains.Terry Pratchett
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  • Un spectacle que j'aimerais bien voir en vrai

    J'ai bien vu un B-2, mais jamais de B-52 :(
    Et tous ces points d'exclamation, vous avez remarqué ? Cinq ! C'est la marque d'un aliéné qui porte son slip sur la tête. L'opéra fait cet effet à certains.Terry Pratchett
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  • Boeing B-52 Stratofortress

    1°) Présentation générale.
    2°) Mise en service progressive.
    3°) Déploiement des B-52 au sein de l’USAF.
    4°) Missions opérées et affectations.
    5°) Caractéristiques techniques.

    ¤ Présentation générale :


    Le Boeing B-52 Stratofortress est un bombardier stratégique à vol subsonique, puissamment motorisé avec pas moins de huit turboréacteurs.

    L’appareil a été conçu et désigné par Boeing, et ce constructeur continue à ce titre de fournir un support technique et des mises à jour régulières pour entretenir et améliorer la flotte de B-52 toujours en service actuellement au sein de l’USAF, seul utilisateur et ce depuis les années 1950.

    Le B-52 est un bombardier lourd, doté d’une large capacité d’emport d’un total de 32 tonnes d’armement, et d’une autonomie de près de 16 000 km.

    Depuis le contrat initial signé le 5 juin 1946, le B-52 envisagé comme un bombardier à aile droite doté de six moteurs Wright T35 est devenu un appareil doté finalement de huit moteurs, avec comme prototype abouti le modèle YB-52, dont le vol inaugural eut lieu en avril 1952.

    Le B-52 partage de nombreux points communs avec son prédécesseur le B-47, notamment le même design de base, le même système d’éjection en cabine, les ailes d’une conception sensiblement analogue…

    Le B-52 est célèbre dans le monde entier pour son rôle majeur dans le dispositif de frappe américain en vigueur durant la Guerre Froide, notamment de par son rôle de vecteur de transmission d’armes nucléaires, dans le cadre de la dissuasion nucléaire opposée par le gouvernement américain au bloc soviétique.

    Le B-52 est venu prendre la suite du Convair B-36, et ne larguera finalement jamais de bombes nucléaires en mission de combat (et heureusement au fond).

    La désignation officielle de Stratofortress a vite été supplantée en pratique par celle très officieuse (émanant des personnels de l'USAF), de BUFF pour (Big Ugly Fat Fucker ou Fellow / Big Ugly Flying Fucker ou Fellow).

    Le B-52 a une carrière remarquable dans sa durée, puisque depuis une mise en service en 1955, après de nombreuses missions de par le monde (notamment pendant la guerre du Vietnam, puis pendant les guerres d’Irak et celle d’Afghanistan), il ne demeure pas moins de 85 appareils en service dans les rangs de l’USAF, et 9 appareils conservés en réserve, sur un total de 744 appareils construits (le dernier, un B-52 H, ayant été livré en octobre 1962).

    Les B-52 dépendent de la mise en œuvre du Air Force Global Strike Command (AFGSC), qui a remplacé en 2010 le Air Combat Command (ACC), lequel avait remplacé en 1992 le Strategic Air Command (SAC).

    La sobriété à l’usage, et les larges capacités d’emport et de rayon d’action du B-52 lui ont assuré une longévité remarquable, qui a vocation à perdurer jusque vers 2040. Les B-52 sont donc destinés à avoir une carrière longue de plus de 80 ans, après une cure de jouvence entre 2013 et 2015.

    D’autres appareils plus évolués technologiquement, mais bien plus coûteux, auront été mis en service aux côtés des B-52, sans jamais les supplanter : citons les North American XB-70 Valkyrie (bombardier conçu pour voler à Mach 3, mais abandonné), les bombardiers supersoniques à géométrie variables B-1B Lancer, et le bombardier furtif (et aile volante) Northrop Grumman B-2 Spirit.

    ¤ Mise en service progressive :

    Comme souvent s’agissant d’un nouvel appareil, les premiers essais furent entachés de multiples difficultés.

    Le premier vol du prototype YB-52 (un XB-52 modifié) eut lieu le 15 avril 1952, entre l’aéroport Boeing Field situé à King County dans l’état de Washington près de Seattle (et de l’usine Boeing), jusqu’à la base de Larson, soit 2 h 21 minutes et 150 miles (241 km) de vol.

    Auparavant, à l’occasion d’essais au sol le 29 novembre 1951, l’un des prototypes – l’autre XB-52 – fut gravement endommagé consécutivement à une explosion résultant d’une défaillance du système pneumatique, testé à une pression maximale.

    Le développement intégral du B-52, incluant 670 jours de tests en soufflerie et 130 jours d'essais aérodynamiques et aéroélastiques, a permis ensuite aux essais en vol de se dérouler sans difficultés.

    L’USAF a donc revu substantiellement à la hausse ses commandes, passées à 282 bombardiers B-52, contre 13 B-52A commandés initialement selon contrat du 14 février 1951.

    Il convient de noter que la conception du B-52 a été notoirement plus fastidieuse que celle de ses prédécesseurs, et qu’elle exigé 3 millions d'heures d'ingénierie contre environ 150 000 heures pour le B-29 Superfortress.

    Sur la commande initiale de 13 B-52A, seuls trois d’entre eux furent construits.
    Ils furent retournés au constructeur, et inclus dans le programme d’essais.

    Le 9 juin 1952, le contrat de février 1951 fut mis à jour par un avenant afin de commander les appareils avec de nouvelles spécifications techniques.

    Les 10 appareils restant furent livrés en version B-52B, qui sera la première à être mise en service opérationnel.

    A l’occasion de la cérémonie de présentation du 18 mars 1954, le chef d’État-major de l’Air Force de l’époque, le général Nathan Twining, aura un bon mot à propos du B-52 :
    « Le fusil a été la grande arme de son temps. Aujourd'hui, le B-52 est le fusil de l'ère de l'aviation ».

    De multiples modifications ont été induites ensuite, améliorant notablement le B-52 qui parvient aux versions B-52G puis B-52H. Dans le but de permettre une livraison rapide des appareils commandés, une double chaine de montage a été instaurée : l’une sur le site de Seattle, et l’autre sur le site de Wichita (Kansas).

    Des nuisances sonores causées durant les essais sur le site de Seattle auront conduit à reporter sur la base de Larson les vols inauguraux, et les tests complets.

    A compter de 1957 et de la version B-52 G, seul le site de Wichita produisit les B-52.
    De multiples problèmes structurels constatés dans les années 1960, auront conduit à mener une sorte de retrofit sur les B-52, afin d’assurer leur avenir.

    Le premier B-52 (B) à entrer en service fut affecté à la base de Castle (Californie), le 29 juin 1955, le premier escadron étant opérationnel le 12 mars 1956. La formation des équipages consistait en une session de cinq semaines au sol, puis de quatre semaines de vol, dont 35 à 50 h effectivement en vol.

    Les nouveaux B-52 ont alors commencé à remplacer les B-36, unité par unité.

    Les débuts opérationnels furent laborieux, parsemés de multiples problèmes techniques, notamment des détériorations des pistes et infrastructures aéroportuaires du fait du poids du B-52, et des soucis majeurs liés à des fuites des circuits de carburant, le gel des mêmes circuits, et un manque de fiabilité du système de contrôle des bombes et de l’armement, sans oublier des problèmes sur les moteurs (débouchant sur un crash en février 1956).

    Les immobilisations au sol pour maintenance furent donc nombreuses.

    Le 21 mai 1956 un B-52B largua une bombe nucléaire de type MK-15 au-dessus de l’atoll Bikini dans le cadre d’un test intitulé Cherokee. Il s’agissait du premier larguage d’une bombe thermonucléaire.

    Après un essai d’endurance du 24 au 25 novembre 1956 (où quatre B-52B et quatre B-52C volèrent en non-stop sur 25 000 km durant l’opération Quick Kick), du 16 au 18 janvier 1957, trois B-52B accomplirent un vol non-stop autour du monde dans le cadre de l’opération Power Flite, soit 40 000 km parcourus en 45 heures environ, avec le concours de ravitailleurs en vol KC-97.

    Après de multiples records de vitesses moyennes, le 14 décembre 1960, un B-52G établit un record de vol longue distance sans ravitaillement, sur 16 227 km et près de 20 heures de vol.

    Cette performance fut dépassé les 10 et 11 janvier 1962 avec un B-52 H accomplissant un vol vol longue distance sans ravitaillement en vol sur 20 177 km entre la base d’Okinawa au Japon, et celle de Torrejon en Espagne, en passant au-dessus de Seattle, de Fort Worth (Texas), puis de l’Océan atlantique et des îles Açores.

    ¤ Missions opérées et affectation :

    - Missions menées pendant la guerre Froide :

    Le B-52 a eu d’emblée un rôle important, en tant que vecteur d’armements lourds y compris nucléaires, dans le cadre de la politique de dissuasion nucléaire et de destruction mutuelle assurée menée à l’égard du bloc soviétique et de sa large armée.

    De multiples patrouilles de B-52 armées de bombes nucléaires virent le jour, aux noms de code varies telles que Head Start, Chrome Dome, Hard Head, Round Robin, et Giant Lance.

    Les bombardiers volaient à haute altitude et à proximité des frontières de l’Union Soviétique, prêts à frapper à tout instant en cas de conflit ouvert.

    Cette situation de tensions et de menaces réelles aura à tout le moins servi le 7ème art en servant de source d’inspiration à Stanley Kubrick pour réaliser un célèbre et excellent film sorti en 1964, Docteur Folamour (en V.O : Dr Strangelove or : How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb).

    Dans ce film, un général US perdant la raison envoie en mission de bombardement nucléaire en Russie une Escouade de B-52. L’État-major US s'attelle alors à mettre hors d'état de nuire tous les B-52 qui sont partis, mais l'un d'eux est injoignable et poursuit sa route…

    Ce fut sans doute le seul film à avoir mis en scène des B-52.


    - Missions menées pendant la guerre du Vietnam :


    Ce fut le vrai baptême du feu pour le B-52, un rôle dont il est encore affublé à ce jour, tant ses capacités de frappe furent marquantes en pratique.

    Avec le projet South Bay initié en juin 1964, ce furent 28 B-52F qui furent désignés pour opérer, complétés par 46 autres B-52 avec le projet Sun Bath, courronnés par le projet Rolling Thunder en mars 1965, avec pour point d’ancrage la base d’Andersen sur l’île de Guam.

    La première mission de combat, Arc Light, fut opérée par des B-52F le 18 juin 1965, avec 30 appareils frappant une forteresse communiste du côté du district de Bến Cát dans le sud du Vietnam. La première vague d’appareils arriva trop tôt, du manœuvrer et à cette occasion deux B-52 se sont percutés et se sont écrasés avec leurs chargements et leurs équipages.

    Les autres ont pu atteindre leur cible, à l’exception d’un appareil affecté d’un problème technique qui rebroussa chemin.

    Un tapis de bombes monumental fut largué par 27 B-52, avec une précision toute relative, mais néanmoins une force de frappe spectaculaire, rendue inutile par le départ prématuré des forces Viet-cong avant le raid.

    La puissance de feu des B-52, même conventionnelle, amena à une limitation de leur usage sur des bases communistes avérées ou suspectées, dans des zones faiblement peuplées.

    En effet, un raid de B-52 équipés d’armes conventionnelles de puissance plutôt forte approchait le niveau de destruction qui pouvait être causé par une arme nucléaire…

    Le 22 novembre 1972, un B-52D fut abattu par un missile sol-air au-dessus de Vinh, forçant l’équipage à abandonner l’appareil au-dessus de la Thaïlande. Ce fut le premier B-52 à être touché par un tir ennemi au Vietnam, et au total ce furent 31 B-52 qui auront été perdus durant ce conflit, dont 10 abattus au-dessus du Nord Vietnam.

    Durant l’opération de bombardement massif Linebacker II, 15 B-52 furent touchés, dont cinq gravement endommagés, un s’écrasant au Laos, et cinq moyennement endommagés ; 25 membres d’équipage furent tués.

    A cette époque, les mitrailleurs de queue des B-52D ainsi équipés purent s’illustrer en abattant des MiG-21 depuis leur poste.

    L’engagement du B-52 au Vietnam prit fin le 15 août 1973, avec le retrait des forces US du Vietnam.

    - Les incidences de la fin de la Guerre Froide :

    Alors que seules les versions B-52 G et H furent amenées à perdurer, le B-52 prit part à la Triade nucléaire des Etats-Unis, constituée par la combinaison d’armes nucléaires tactiques embarquées à bord de bombardiers (B-52 et B-1), sur des missiles basés dans des silos terrestres et dans des sous-marins.

    Le B-52 conserva jusque 1991 son rôle de service de dissuasion en permanence en activité.

    La chute de l’Union Soviétique survenue cette même année engendra le retrait du service puis la destruction de l’ensemble des B-52 G en service, ce au titre du premier traité START (Strategic Arms Reduction Treaty).

    Ce sont alors 365 B-52 qui furent détruits, le tout sous le contrôle de la Russie (par satellite et inspections sur place).

    L’alignement de centaines de B-52 dans le désert d’Arizona constituera une image peu banale.

    - Missions menées à compter de la Guerre du Golfe de 1991 :

    Dans le cadre de la première guerre du Golfe, le B-52 fut une importante composante du dispositif mobilisé, et accomplit plus de 1600 sorties, pour un taux atteignant près de 40 % des armes utilisées par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, plus grosse force contributrice. Il n’y eut aucune perte au combat cette fois-ci, et peu d’appareils furent endommagés, un seul étant mis au tapis mais hors d’une opération de combat.

    Ce fut alors l’inauguration de missions de bombardement longue distance, lesquelles perdurent aujourd’hui dans divers conflits avec divers bombardiers, également autres que des B-52 (ex : Irak 2003 avec des B-2, Libye 2011 avec des B-1B et des B-2 depuis les USA…).

    Le 16 janvier 1991, un B-52 partit de la base de Barksdale (Louisiane), pour frapper des cibles en Irak, puis rentrer à la base ensuite, le tout ravitaillé en vol avec au final 22 500 km parcourus, soit la plus longue mission de combat.

    Les B-52G partaient en mission pour l’Irak depuis les bases de Djeddah (Arabie Saoudite), Fairford (Royaulme-Uni); Moron (Espagne) et Diego Garcia (territoires britanniques de l’Océan Indien), à basse altitude au début puis à haute altitude ensuite avec une incidence sur la précision.

    Le rôle du B-52 fut qualifié de décisif tant l’effet de ses frappes sur le moral sur les troupes irakiennes était fort.

    Les 2 et 3 septembre 1996, deux B-52 H accomplirent la plus longue mission de combat jamais menée, avec près de 26 000 km parcourus entre la base d’Andersen sur l’île de Guam, et Bagdad en Irak (distance aller et retour inclus). Ce dans le but de frapper des centrales électriques et des installations de communication du régime irakien.

    Le 24 mars 1999, l’opération Allied Force débuta avec en ligne de mire la Serbie de Slobodan Milosevic, et la libération du Kosovo en vue. La capitale serbe Belgrade fut ciblée et très touchée en divers points sensibles mûrement choisis.

    A compter d’octobre 2001, l’opération Enduring Freedom débuta en Afghanistan, avec l’usage intensif de bombes de haute précision, guidées sur des objectifs soigneusement sélectionnés.
    Ce rôle fut poursuivi et étendu notamment durant l’opération Iraqi Freedom à compter de mars 2003. Dès la nuit du 20 mars 2003, des B-52 H ont largués plusieurs centaines de missiles AGM-86C sur diverses cibles irakiennes.

    Une savoureuse anecdote fut révélée en août 2007, à propos d’un B-52H transportant des missiles nucléaires de type AGM-129 ACM de la base de Minot (Dakota du Nord) à celle de Barksdale (Louisiane), armements dont la tête nucléaire n’avait pas été démontée.

    Alors que jusque récemment, 94 des 744 B-52 construits étaient encore opérationnels aircraft au sein de l’USAF, depuis septembre 2008 ce sont 18 B-52H de la base de Barksdale qui ont été retirés du service et mis au rebut à la casse de la base Davis-Monthan (Arizona).

    - Perspectives :

    Alors que le B-52 est programmé pour voler jusque vers 2040-2045 (soit près de 90 ans de carrière !), il convient de rappeler que cet appareil bénéficie d’un niveau de confiance remarquable de l’USAF, ce qui ne doit rien au hasard.

    En effet, en pratique le B-52 s’est avéré être le plus capable, le plus efficace des trois types de bombardiers lourds en service dans l’USAF à présent (soit le B-52, le B-1B, et le B-2). Ainsi, en retour sur mission, le B-1B est évalué à 54 %, contre 30 % pour le B-2, et surtout près de 81 % pour le B-52, sur la période 2000-2001. Si l’heure de vol d’un B-1B est de 63 000 $, celle du B-52 est de 72 000 $, contre 135 000 $ pour celle du B-2.

    L’absence pour le B-52 de lourds dispositifs d’accueil tels que ceux (hangars spéciaux) requis pour les B-2 à l’entretien délicat et très coûteux, induit non seulement un coût d’utilisation bien moindre, mais aussi une souplesse de déploiement inégalée.

    Une version de guerre électronique du B-52 était prévue, la version EB-52 pour 16 appareils B-52H qui devaient être dotés de systèmes électroniques de blocage. En 2005, ce programme est annulé une première fois pour raisons budgétaires, puis est réactivé en 2007, et de nouveau pourvu en fonds, avant de subir les coupes budgétaires de l’administration Obama début 2009.

    Aussi, depuis le milieu des années 1990, la version H du B-52 est la seule à demeurer en service actif. Les appareils restant en service sont basés sur un nombre limité de bases :

    - Minot AFB, (Dakota du Nord) – 5th Bomb Wing

    - Barksdale AFB, (Louisiane) – 2nd Bomb Wing (active Air Force) & 307th Bomb Wing (Air Force Reserve Command)

    - A titre marginal, un B-52H est affecté à la base d’Edwards en Californie, et sert au department Air Force Material Command pour diverses missions opérées par le centre de test situé sur cette même base.

    Un autre B-52H est affecté à la NASA comme composante du programme Heavy-lift Airborne Launch.

    ¤ Caractéristiques techniques :

    Équipage : 5 (pilote, copilote, navigateur radar/bombardier, navigateur, officier de guerre électronique)

    Motorisation : 8 moteurs Pratt & Whitney TF33-P-3/103 (Turboréacteurs à double flux d’une puissance unitaire de 76 kN).

    Dimensions / poids :

    Envergure : 56,4 m
    Longueur : 48,5 m
    Hauteur : 12,4 m
    Aire alaire : 370 m2
    Masse à vide : 83 250 kg
    Capacité en carburant : 181 610 L
    Masse avec charge : 120 000 kg
    Masse maximale au décollage : 220 000 kg

    Performances :

    Vitesse maximale : 1 000 km/h
    Plafond : 15 000 m
    Vitesse ascensionnelle : 31,85 m/s
    Rayon d'action : 7 210 km
    Charge alaire : 595 kg/m²
    Rapport poussée/poids : 0,31


    Avionique :


    Radar Northrop Grumman APQ-166 depuis les années 1980. Ce système est appelé à être remplacé à compter de 2016.

    Système de vision électro-optique (EVS) utilisant des capteurs infrarouges à balayage frontal (FLIR) de siliciure de platine et la télévision à faible niveau de lumière147.

    Pod Sniper Advanced Targeting en cours d'intégration (depuis 2009).


    Armements :


    Défensif : 1 canon M61 Vulcan de 20 mm dans une tourelle de queue pour contrôle à distance (ce système a été graduellement retiré des avions en service depuis le début des années 1990)

    Contre-mesures : chaff et flares.

    Bombes :

    Nucléaires : B61 (max. 300 kt), ou B83 (en) (1,2 Mt)

    Conventionnelles : 45 Mk 82 (227 kg), ou Mk 84 (en) (907 kg), ou 30 M117 (340 kg)

    Mines : différents types, de Mk 62 (227 kg) à Mk 65 (907 kg)

    Armes à sous-munitions : 30 CBU-87 CEM (en) (202 bombes à fragmentation), ou 30 CBU-89 Gator (en) (72 mines anti-char et 22 mines antipersonnel), ou 30 CBU-87 SFW (en) (40 projectiles perforateurs de blindage), ou 30 CBU-107 PAW (3 750 clous métalliques)

    Bombes guidées : 12 JDAM (CBU-31/32/38), ou 12 AGM-154 JSOW (en)

    Missiles :

    Nucléaires : 20 AGM-86B ALCM (12 externes, 8 internes), ou 12 AGM-129 ACM. Le B-52 n'en emporte plus depuis 2008.

    Conventionnels : 8 AGM-84 Harpoon, ou 20 AGM-86C ALCM (12 externes, 8 internes), ou 8 AGM-142, ou 12 AGM-158 JASSM

    Photo :

    Image

    Crédit photo : U.S. Air Force photo/Master Sgt. Kevin J. Gruenwald / libre de droits (US Gov).


    Sources : Boeing, Global Security, Wikipedia.
    ¤ Nicolas Sur AMN : Nico2, inscrit le 09 Jan 2006, 16:45>> N'oubliez pas de lire et de relire le Règlement du forum.>> N'oubliez pas de consulter les index des sujets avant de poster les vôtres.
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  • Le moins que l'on puisse dire c'est que c'est un gros morceau, l'avion mais la fiche aussi!
    Beau travail Nico2
    Le soleil ne se couche jamais sur les ailes du transport aérien militaireNikon D90/18-105/70-300"Dieu rit de ceux qui subissent les effets dont ils chérissent la cause"Bossuet
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  • B-52H USAF - Fairford 2010
    Image
    le Quiz aviation
      Lien   Revenir ici   Citer modifié par stanak le Feb. 14, 2016, 7:07 p.m.
  • Eh Nico2, va falloir que tu ralentisses, sinon Clansman va encore nous dire qu'il aimerait beaucoup faire des fiches, mais qu'il ne peut pas et ce n'est n'est vraiment pas de chance parcequ'il a trop de boulot à rentrer toutes ces informations dans la base de données du site! :lol:

    :fuite:

    :dehors: ouf!
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  • D’autres appareils plus évolués technologiquement, mais bien plus coûteux, auront été mis en service aux côtés des B-52, sans jamais les supplanter : citons les North American XB-70 Valkyrie (bombardier conçu pour voler à Mach 3, mais abandonné), les bombardiers supersoniques à géométrie variables B-1B Lancer, et le bombardier furtif (et aile volante) Northrop Grumman B-2 Spirit.

    Le XB-70 n'a jamais été mis en service, il a été abandonné bien avant, mais c'est un détail. belle fiche.
    Mieux vaut poser une question et avoir l' air idiot 5 minutes que de se taire et de le rester.Le meilleur bretteur au monde ne craint point son dauphin, il craint le pire bretteur au monde, parce ce qu' il est incapable de deviner ce que cet imbécile va faire.
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  • Merci à tous :) .


    Cinétic a écrit

    D’autres appareils plus évolués technologiquement, mais bien plus coûteux, auront été mis en service aux côtés des B-52, sans jamais les supplanter : citons les North American XB-70 Valkyrie (bombardier conçu pour voler à Mach 3, mais abandonné), les bombardiers supersoniques à géométrie variables B-1B Lancer, et le bombardier furtif (et aile volante) Northrop Grumman B-2 Spirit.

    Le XB-70 n'a jamais été mis en service, il a été abandonné bien avant, mais c'est un détail. belle fiche.


    Merci Cinétic :) .

    Par contre, j'attire ton attention sur le fait que j'ai bien précisé que le XB-70 avait été abandonné :!:

    Tu cites d'ailleurs la portion de ma fiche qui comprend bien cette mention.

    Et tu peux vérifier auprès des autres membres de l'équipe du forum, je n'ai édité ni ma fiche, ni ton post :D .
    ¤ Nicolas Sur AMN : Nico2, inscrit le 09 Jan 2006, 16:45>> N'oubliez pas de lire et de relire le Règlement du forum.>> N'oubliez pas de consulter les index des sujets avant de poster les vôtres.
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  • merci pour cette fiche assez énorme et bien intéressante !

    Quelques petites coquilles
    - « 31 B-qui »
    - les AGM-86C sont des missiles de croisière, pas des bombes ;)
    - 90 ans de carrier
    - Have Nap (en)
    - mitrailleuse M61 Vulcan, qui est bien sûr un canon

    Et j'ai également quelques petites questions :

    Si je me trompe pas, l'autonomie d'un avion est limitée par sa capacité en huile, non ? Est-ce que les B-52 ont des réservoirs d'huile particulièrement énormes, ou ont-ils une autre technique ?

    Et que signifie le retour sur mission ? (en pourcentage)
    Et tous ces points d'exclamation, vous avez remarqué ? Cinq ! C'est la marque d'un aliéné qui porte son slip sur la tête. L'opéra fait cet effet à certains.Terry Pratchett
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  • d9pouces a écrit

    merci pour cette fiche assez énorme et bien intéressante !

    Merci D9 :) .

    d9pouces a écrit

    Quelques petites coquilles

    Zut, j'ai pas assez relu :D (ou plutôt, je ne devais plus trop être en état d'y parvenir :D ).


    d9pouces a écrit

    - « 31 B-qui »

    Corrigé (bug de frappe).

    d9pouces a écrit

    - les AGM-86C sont des missiles de croisière, pas des bombes ;)

    Je ne comprenais pas pourquoi tu disais cela, puisqu'en effet ils étaient placés comme tels dans la rubrique armements.

    Jusqu'au moment où j'ai vu l'erreur de terme dans le texte … :mrgreen:

    Pan sur le bec pour moi.

    d9pouces a écrit

    - 90 ans de carrier

    Le correcteur orthographique en mode anglais, merci à lui :D

    d9pouces a écrit

    - Have Nap (en)

    Corrigé.

    d9pouces a écrit

    - mitrailleuse M61 Vulcan, qui est bien sûr un canon

    :D .

    Bon je n'avais pas mis tondeuse à gazon, c'est déjà cela.

    d9pouces a écrit

    Et j'ai également quelques petites questions :

    Si je me trompe pas, l'autonomie d'un avion est limitée par sa capacité en huile, non ? Est-ce que les B-52 ont des réservoirs d'huile particulièrement énormes, ou ont-ils une autre technique ?

    S'agissant de turboréacteurs, je ne sais pas s'il y a un tel problème, au contraire des devanciers à moteurs à piston (ex: B-36).

    d9pouces a écrit

    Et que signifie le retour sur mission ? (en pourcentage)

    Il s'agit du taux de fiabilité et de disponibilité de l'appareil en somme.

    Il y a une page de Wikipedia EN qui explique très bien le détail (et les formules de calcul qui vont avec permettant de déterminer des taux).

    Voici le lien

    J'ai trouvé qu'il était intéressant d'afficher les différents taux entre bombardiers, afin d'illustrer le côté valeur sure du B-52 :) .

    En substance, il n'est pas surprenant de constater que les complexes B-2 affichent un taux bien plus bas, tant leur fiabilité (longtemps aléatoire) que leur disponibilité (pas évidente, notamment en déploiement hors de Whiteman AFB) étant de sérieux obstacles.
    ¤ Nicolas Sur AMN : Nico2, inscrit le 09 Jan 2006, 16:45>> N'oubliez pas de lire et de relire le Règlement du forum.>> N'oubliez pas de consulter les index des sujets avant de poster les vôtres.
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  • Nico2 a écrit

    Merci à tous :) .


    Merci Cinétic :) .

    Par contre, j'attire ton attention sur le fait que j'ai bien précisé que le XB-70 avait été abandonné :!:

    Tu cites d'ailleurs la portion de ma fiche qui comprend bien cette mention.

    Et tu peux vérifier auprès des autres membres de l'équipe du forum, je n'ai édité ni ma fiche, ni ton post :D .

    Disons que je trouvais que la phrase portait à confusion ;) puisque tu mets le XB-70 dans la liste des appareils ayant été aux cotés des B-52.
    Un profane pourrait croire qu'il a été abandonné après des années de services pour une retraite bien méritée/obsolescence ou coupe budgétaire.

    Et moi aussi je le redis, c'est un détail (comprendre que je suis conscient depuis le début que je pinaille et cherche à couper un cheveu en 4) :lol:
    Mieux vaut poser une question et avoir l' air idiot 5 minutes que de se taire et de le rester.Le meilleur bretteur au monde ne craint point son dauphin, il craint le pire bretteur au monde, parce ce qu' il est incapable de deviner ce que cet imbécile va faire.
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  • Oui je comprends, c'est vrai que la phrase aurait pu être mieux formulée. :)

    Du coup, nous avons décidé de zapper ce passage sur la fiche qui sera intégrée au site, afin d'éviter d'induire en confusion.

    Tu as bien raison d'avoir le souci du détail, ça peut faire une grande différence, aussi ta participation et tes remarques sont bienvenues.
    ¤ Nicolas Sur AMN : Nico2, inscrit le 09 Jan 2006, 16:45>> N'oubliez pas de lire et de relire le Règlement du forum.>> N'oubliez pas de consulter les index des sujets avant de poster les vôtres.
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