Loire-Nieuport LN.40

Rappels

  • Catégorie : Avion d'assaut
  • Constructeur : Loire-Nieuport drapeau du pays
  • Premier vol : 6 juillet 1938
  • Production : 68 appareils construits (cellules neuves)

Historique

Après l'abandon du LN.140 en 1936, pour cause d'accident, la firme Loire-Nieuport se concentra sur le LN.40, qui bénéficiait de l'expérience acquise tout en se révélant plus aérodynamique. Celui-ci restait un bombardier en piqué embarqué, à ailes en mouette et à train d'atterrissage rétractable (dans des nacelles sous les ailes), mais monoplace. Sa construction était entièrement métallique.

Dans la seconde moitié de 1937, il intéressa à la fois la Marine, qui en commanda un prototype puis 7 avions de série destinés à équiper le Béarn, et l'Armée de l'air qui en commanda 3 exemplaires pour évaluation, puis une version terrestre, le LN.41. L'armée de l'air prévoyait d'en commander 184, soit 6 groupes de 18 avions chacun plus des réserves.

Le prototype effectua son vol inaugural le 6 juillet 1938 entre les mains de Pierre Nadot. Un deuxième prototype suivit en janvier 1939, et un troisième en mai. 4 LN.40 de présérie furent livrés en juillet à l'AC1 et passèrent avec succès les tests sur le Béarn. Cependant, des défauts furent relevés : des freins de piqué inefficaces (remplacés par des trappes de train d'atterrissage qui prirent cette fonction), une vitesse de pointe trop faible, et l'impossibilité de plonger avec des réservoirs pleins. La dérive fut également modifiée. Le Gal Vuillemin réclama une version plus rapide pour l'armée de l'air, le LN.42.

En juillet 1939, 36 LN.401 (version marine) et 36 LN.411 (version armée de l'air) furent commandés. Le LN.411 restait proche du LN.401, à part l'absence de crosse d'appontage et d'ailes repliables. Ces versions étaient propulsées par un Hispano-Suiza 12Xcrs de 690 chevaux. En septembre, les premiers LN.411 furent livrés et 270 exemplaires supplémentaires furent commandés. Mais en octobre, Vuillemin les refusa et les quelques LN.411 vinrent grossir les rangs de la Marine.

L'AB2 reçut ses premiers LN.401 en novembre 1939, et l'AB4 les LN.411 en février 1940. La production du LN.401 étant lente, les LN.411 furent appréciés. En mai 1940, 33 exemplaires étaient disponibles. En tout, 15 LN.401 et 45 LN.411 furent construits jusqu'à l'armistice.



Ils furent engagés dès mai 1940 contre les colonnes motorisées allemandes, mais souffrirent de grandes pertes du fait de leur vulnérabilité et de leur lenteur. Le 19 mai par exemple, 10 appareils sur 20 furent détruits, et 7 n'étaient plus en état de prendre l'air. La production ne put jamais remplacer les pertes.

Les survivants furent évacués à Hyères et accomplirent des missions contre les Italiens, reconnaissance et escorte navale. Une mission de nuit fut effectuée le 18 juin contre le port d'Imperia, avec 13 appareils. Le 25 juin, ils furent évacués en Afrique du Nord, pour y être stockés.

24 exemplaires furent assemblés à Châteauroux en mars 1942, dont 12 furent saisis par l'Axe. Les autres furent évacués à Bizerte, pour y être détruits lors des bombardements alliés en 1943 en même temps que ceux évacués trois ans plus tôt.

Versions

  • Loire-Nieuport LN.40 : 1ere version : 3 prototypes et 4 avions de présérie.
  • Loire-Nieuport LN.42 : Version plus rapide.
  • Loire-Nieuport LN.401 : Version pour la marine. 15 exemplaires.
  • Loire-Nieuport LN.402 : Version améliorée pour la Marine.
  • Loire-Nieuport LN.411 : Version destinée initialement à l'armée de l'air. 45 exemplaires.
  • Nieuport 140 : Prototypes, 2 exemplaires.

Sur le forum…

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  • Après l'abandon du LN.140 en 1936, pour cause d'accident, la firme Loire-Nieuport se concentra sur le LN.40, qui bénéficiait de l'expérience acquise tout en se révélant plus aérodynamique. Celui-ci restait un bombardier en piqué embarqué, à ailes en mouette et à train d'atterrissage rétractable (dans des nacelles sous les ailes), mais monoplace. Sa construction était entièrement métallique.

    Dans la seconde moitié de 1937, il intéressa à la fois la Marine, qui en commanda un prototype puis 7 avions de série destinés à équiper le Béarn, et l'Armée de l'air qui en commanda 3 exemplaires pour évaluation, puis une version terrestre, le LN.41. L'armée de l'air prévoyait d'en commander 184, soit 6 groupes de 18 avions chacun plus des réserves.

    Le prototype effectua son vol inaugural le 6 juillet 1938 entre les mains de Pierre Nadot. Un deuxième prototype suivit en janvier 1939, et un troisième en mai. 4 LN.40 de présérie furent livrés en juillet à l'AC1 et passèrent avec succès les tests sur le Béarn. Cependant, des défauts furent relevés : des freins de piqué inefficaces (remplacés par des trappes de train d'atterrissage qui prirent cette fonction), une vitesse de pointe trop faible, et l'impossibilité de plonger avec des réservoirs pleins. La dérive fut également modifiée. Le Gal Vuillemin réclama une version plus rapide pour l'armée de l'air, le LN.42.

    En juillet 1939, 36 LN.401 (version marine) et 36 LN.411 (version armée de l'air) furent commandés. Le LN.411 restait proche du LN.401, à part l'absence de crosse d'appontage et d'ailes repliables. Ces versions étaient propulsées par un Hispano-Suiza 12Xcrs de 690 chevaux. En septembre, les premiers LN.411 furent livrés et 270 exemplaires supplémentaires furent commandés. Mais en octobre, Vuillemin les refusa et les quelques LN.411 vinrent grossir les rangs de la Marine.

    L'AB2 reçut ses premiers LN.401 en novembre 1939, et l'AB4 les LN.411 en février 1940. La production du LN.401 étant lente, les LN.411 furent appréciés. En mai 1940, 33 exemplaires étaient disponibles. En tout, 15 LN.401 et 45 LN.411 furent construits jusqu'à l'armistice.

    Ils furent engagés dès mai 1940 contre les colonnes motorisées allemandes, mais souffrirent de grandes pertes du fait de leur vulnérabilité et de leur lenteur. Le 19 mai par exemple, 10 appareils sur 20 furent détruits, et 7 n'étaient plus en état de prendre l'air. La production ne put jamais remplacer les pertes.

    Les survivants furent évacués à Hyères et accomplirent des missions contre les Italiens, reconnaissance et escorte navale. Une mission de nuit fut effectuée le 18 juin contre le port d'Imperia, avec 13 appareils. Le 25 juin, ils furent évacués en Afrique du Nord, pour y être stockés.

    24 exemplaires furent assemblés à Châteauroux en mars 1942, dont 12 furent saisis par l'Axe. Les autres furent évacués à Bizerte, pour y être détruits lors des bombardements alliés en 1943 en même temps que ceux évacués trois ans plus tôt.

    Le LN.402 était propulsé par un moteur plus puissant, un Hispano-Suiza 12Y31 de 860 chevaux. Construit à un seul exemplaire, il vola pour la première fois le 18 novembre 1939. L'armistice et l'Occupation arrètèrent net son développement.

    Le LN.42 était propulsé par un Hispano-Suiza 12Y-51 et disposait d'une envergure réduite. Il fut caché pendant l'Occupation et vola à Toussus-le-Noble le 24 août 1945. Il fut finalement ferraillé en 1947, parce que complètement dépassé.






    http://fr.wikipedia.org/wiki/Loire-Nieuport_LN_401


    http://www.aviafrance.com/loire-nieuport-ln-40-aviation-france-1861.htm


    http://www.aviafrance.com/loire-nieuport-ln-401-aviation-france-1862.htm


    http://www.aviafrance.com/loire-nieuport-ln-402-aviation-france-1863.htm


    http://www.aviafrance.com/loire-nieuport-ln-411-aviation-france-1864.htm


    http://www.aviafrance.com/loire-nieuport-ln-42-aviation-france-1075.htm


    <!– l –><a class="postlink-local" href="http://forum.aviationsmilitaires.net/viewtopic.php?f=36&t=593
    ">viewtopic.php?f=36&t=593</a><!– l –>

    http://www.avionslegendaires.net/loire-nieurport-ln-401-411.php


    http://en.wikipedia.org/wiki/Loire-Nieuport_LN.401


    http://www.aviastar.org/air/france/loire_ln-40.php


    http://www.militaryfactory.com/aircraft/detail.asp?aircraft_id=745
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  • Le mieux servi ? Ca va être dur d'arriver à la hauteur du Stuka.
    Ah que je destroye tout ! Ou pas. :pSur AMN : Ciders, commandeur suprême, 10872 messages, inscrit le 02 septembre 2006, à 22 h 18
      Lien   Revenir ici   Citer
  • Conçu à partir du Nieuport 140 en réponse à une spécification de la Marine nationale concernant un bombardier en piqué embarqué, le LN.40 se caractérisait par une voilure en M inversé et un lance-bombes monté sous le fuselage. Le prototype de cet appareil effectua son vol initial en juin 1938 et donna naissance à deux versions de série : le LN.401, dont 42 exemplaires furent commandés, mais seulement 23 produits avant l'armistice de juin 1940; et le LN.411 (23 exemplaires), destiné à l'armée de l'Air et dépourvu de crosse d'apontage et d'ailes repliables. Sous le régime de Vichy, la firme SNCASO produisit 24 LN.401 et LN.411.

    Caractéristiques :

    type : bombardier en piqué monoplace
    moteur : 1 Hispano-Suiza 12Xcrs de 960 ch
    performance : vitesse maximale, 380km/h à 4 000m;
    distance franchissable, 1 200km
    masse : maximale au décollage, 2 830kg
    dimension : envergure 14m; longueur 9.75m
    Armement : 2 canons Hispano-Suiza de 20mm et 2 mitrailleuses Darne de 7.5mm; charges offensives, 1 bombes de 225 kg

    images :
    LN.40

    1-Je voulais savoir, si c'est possible, si le LN.40 avait un raport avec le Ju-87 stuka? MERCI
    2-Vous pouvez en meme temps dire lequel des deux a le mieux servit. MERCI (Ju-87/LN.40)


    Thunderbolt47
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