Amiot 140

Rappels

  • Catégorie : Bombardier
  • Constructeur : Amiot drapeau du pays
  • Lancement du projet : 1928
  • Missions : Attaque au sol, Bombardement, Essais en vol, Reconnaissance
Amiot 140

Historique

Vers le milieu des années 1920, le gouvernement français s'intéresse fortement au concept d'avion polyvalent inventé par le général italien Giulio Douhet. Selon ce dernier, un bombardier rapide et bien protégé, pouvant assurer les missions de reconnaissance à grande distance et de bombardement de jour comme de nuit, doit permettre de diminuer les coûts en remplaçant plusieurs modèles spécialisés. En 1928, le ministère de l'Air demande au STAé (Service technique de l'aéronautique) de lancer un programme d’acquisition d’un avion multiplaces de combat (M4) capable d’assurer les missions de bombardement léger, de chasseur d’escorte et de reconnaissance à longue distance. Ils remplaceront ainsi les bombardiers Lioré et Olivier LeO-20 et Farman F.60 datant de la fin de la Première Guerre mondiale.

L’entreprise SECM-Amiot (Société d'Emboutissage et de Constructions Mécaniques-Amiot) est chargée de construire deux prototypes de son modèle 140, qui seront comparés à leurs concurrents, les Blériot 137, Breguet 410, Farman F.211 et SPCA 30.

La structure de l'Amiot 140 est entièrement métallique. Les ailes cantilevers, en position haute, sont effilées avec une corde importante. Leur épaisseur permet à un membre d’équipage de s’y glisser depuis le fuselage afin d’atteindre les moteurs pour d’éventuelles réparations, y compris durant le vol. L’empennage est de type conventionnel, avec une surface horizontale contreventée et une dérive triangulaire, arrondie à son extrémité. Le train d’atterrissage, de type classique, est fixe et les roues avant sont protégées par un carénage. Deux moteurs Lorraine 18G Orion W-18 de 515 kW (691 ch), entraînant des hélices tripales tractrices, sont installés dans les ailes. Le fuselage, de section rectangulaire, est étroit. Le pilote est installé dans un cockpit ouvert. Des postes de mitrailleurs sont installés dans le nez et en position dorsale. Une nacelle vitrée, située sous le fuselage avant, permet au bombardier-mitrailleur d’avoir une excellente visibilité et un champ de tir dégagé tout autour de l'avion.

Au moment de l’assemblage, les moteurs Lorraine 18G Orion W ne sont toujours pas disponibles. Le premier prototype reçoit des moteurs Hispano-Suiza 12Nbr pour effectuer son premier vol le 12 avril 1931, ainsi que les essais en vol. Il est redésigné Amiot 140M et est défendu par cinq mitrailleuses Lewis de 7,7 mm. Le second prototype est terminé en février 1932, mais ni les moteurs Lorraine-Dietrich prévus à l’origine, ni les Hispano-Suiza 12Nbr ne sont disponibles. Il reste par conséquent dans les ateliers, sans pouvoir voler. Malgré cela, le 23 novembre 1933 l’Armée de l’Air commande 40 exemplaires motorisés avec des moteurs Lorraine 12Q de 662 kW (880 ch). Par la même occasion, elle modifie ses exigences avec un cahier des charges plus spécifique aux missions de bombardement, tout en demandant de meilleures performances.

Entre temps, le prototype a reçu différentes améliorations. Le pilote est protégé par un cockpit fermé, les mitrailleurs sont désormais dans des tourelles vitrées à commande manuelle équipées chacune d’une mitrailleuse Lewis de 7,7mm. La nacelle sous le fuselage est agrandie, le navigateur-bombardier est désormais assis en-dessous du pilote et dispose également de commandes de vol. Derrière lui, un opérateur radio est assis, face à l’arrière, et il peut également servir deux mitrailleuses Lewis de 7,7mm en cas de besoin. Une soute, pouvant embarquer jusqu’à 912 kg de bombe, est également installée dans cette nacelle. Un projet amélioré, désigné Amiot 141, est abandonné avant même d’avoir été construit. Deux autres versions sont proposées, ne différant entre elles que par leurs motorisations : l’Amiot 142 avec des moteurs Hispano-Suiza 12Y et l'Amiot 143 avec des moteurs radiaux Gnome-Rhône 14K. C’est ce dernier qui vole le premier, le 1er août 1934. L’Amiot 142 effectue son premier vol qu’en janvier 1935. Ces appareils sont également équipés de quatre points d’emport sous les ailes, ce qui leur permet d’emporter 800kg de bombe en interne et 800kg de bombes en externe. Les moteurs Hispano-Suiza ayant été réservés aux chasseurs, c’est quarante Amiot 143 qui sont livrés à la place des Amiot 140 précédemment commandés. Quelques mois plus tard, une nouvelle commande portant sur 113 exemplaires supplémentaires est passée. Tous ces appareils doivent être livrés avant l’année 1936, mais à la suite de retards ils ne sont livrés qu’entre avril 1935 et mars 1937.

En 1934, une version améliorée est construite sous l’appellation d’Amiot 144, afin de répondre aux exigences de 1933 pour un avion de combat. Muni d’un train d’atterrissage rétractable, il effectue son premier vol le 18 janvier 1936, mais il ne sera jamais commandé.

En avril 1937, une troisième commande de 25 Amiot 143 est à nouveau passée. Les derniers appareils sont livrés en mars 1938, au moment même de l’approbation du Plan V de modernisation de l'Armée de l'Air française considérant l’Amiot 143 obsolète et réclamant son remplacement immédiat par des Bloch MB.131.

Selon certaines sources, six Amiot 143 sont également livrés à l'armée de l'air républicaine espagnole, probablement sur le stock français, mais il semble qu’il n’y ait aucune preuve qu’ils aient servis durant la guerre civile.

Malgré des performances jugées insuffisantes, au début de la Seconde Guerre mondiale les Amiot 143 équipent encore cinq groupes en France métropolitaine et en Afrique. Pendant la "drôle de guerre", ils effectuent des missions de reconnaissance et des lâchés de tracts au-dessus de l’Allemagne. Le 10 mai 1940, il y a encore 87 Amiot 143M en service, dont 67 en première ligne : 50 exemplaires équipant quatre groupes métropolitains (GB I/34 et II/34 au nord, GB I/38 et II/38 à l'Est) et 17 équipant un groupe africain (GB II/63 en train de se rééquiper en Martin 167F). Après le début de la bataille de France, l'Amiot 143M est principalement utilisé dans des attaques nocturnes contre des lignes de communication et des aérodromes allemands, avec des pertes relativement faibles. Une des exceptions est un raid de jour par 10 Amiots des GB I/34, II/34 et II/38 dirigé par le Commandant de Laubier contre les têtes de pont allemandes près de Sedan, le 14 mai 1940. Malgré une escorte de chasseurs, deux Amiot sont abattus tandis qu'un troisième se pose en catastrophe au retour, sans pouvoir atteindre sa base. À l'Armistice, les Amiot 143M avaient largué un total de 474 tonnes (ou 523 tonnes selon les sources) de bombes. 52 Amiot 143Ms se trouvent dans la Zone Inoccupée et 25 en Afrique du Nord française. Ils sont réorganisés dans les groupes GB I/38 et II/38 et utilisés jusqu'en juillet 1941, date à laquelle ils sont remplacés par des bombardiers Lioré et Olivier LeO 451.

Certains Amiot 143M du II/38 sont utilisés en juin 1941 pour effectuer le pont aérien durant la campagne de Syrie. Ils sont ensuite utilisés comme avion de transports au profit des militaires Français en Afrique du Nord, puis par les Alliés après leur débarquement en Afrique. Le dernier Amiot 143M est retiré du service en février 1944.

Il semble que quelques exemplaires d’Amiot 143M auraient été réquisitionnés par les allemands et utilisés comme avions de transports.

On remarque que l’Amiot 143 n’aurait jamais été engagé dans le conflit si l’industrie française avait été assez rapide pour produire les bombardiers modernes qui devaient les remplacer.

Anciens pays utilisateurs

Versions

  • Amiot 140 : Projet présenté à l’Armée de l’Air, motorisés par deux Lorraine 18G Orion W de 515 kW ; deux prototypes commandés, mais jamais construits, les moteurs n’étant pas disponibles.
    • Amiot 147 : Un appareil de série modifié avec des moteurs Hispano-Suiza 12Ydrs/12Yfrs.
  • Amiot 140M : Prototype motorisé avec des moteurs Hispano-Suiza 12Nbr de 550 kW, premier vol le 12 avril 1931 ; deux prototypes construits, mais un seul équipé de moteurs.
  • Amiot 141 : Projet datant de 1942 d’une version améliorée de l’Amiot 142, non réalisée.
  • Amiot 142 : Prototype motorisé par deux Hispano-Suiza 12Ybrs ; un exemplaire commandé à titre comparatif avec l’Amiot 143, premier vol en janvier 1935.
  • Amiot 143 : Prototype motorisé par deux Gnome & Rhône 14 K de 870 ch ; un exemplaire commandé à titre comparatif avec l’Amiot 142, premier vol en août 1934.
  • Amiot 143M : Version de série de l’Amiot 143, motorisée par deux Gnome & Rhône 14 K de 870 ch ; 138 exemplaires construits.
  • Amiot 144 : 144 : Prototype sans tourelle avant, mais muni d’un train d’atterrissage escamotable ; premier vol le 18 janvier 1936, 25 exemplaires commandés en septembre 1936, finalement convertis en autant d’Amiot 143M.
  • Amiot 145 : Projet semblable à l’Amiot 144, mais équipé de moteurs Hispano-Suiza 14AA.
  • Amiot 146 : Projet semblable à l’Amiot 144, mais équipé de moteurs Gnome et Rhône 18 Lars.
  • Amiot 148 : Projet non référencé.
  • Amiot 149 : Projet non référencé.
  • Amiot 150 BE : (Bombardement – Exploration) Hydravion de reconnaissance, de bombardement et de torpillage directement dérivé de l’Amiot 143.

Sur le forum…

  • La fiche sur le site.
    " J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres."  A. Einstein       "Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles."  Max Frisch
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  • Bimoteur français des années 1930, destiné aux missions de bombardement moyen de jour comme de nuit et de reconnaissance à longue distance.

    Vers le milieu des années 1920, le gouvernement français s'intéresse fortement au concept d'avion polyvalent inventé par le général italien Giulio Douhet. Selon ce dernier, un bombardier rapide et bien protégé, pouvant assurer les missions de reconnaissance à grande distance et de bombardement de jour comme de nuit, doit permettre de diminuer les coûts en remplaçant plusieurs modèles spécialisés. En 1928, le ministère de l'Air demande au STAé (Service technique de l'aéronautique) de lancer un programme d’acquisition d’un avion multiplaces de combat (M4) capable d’assurer les missions de bombardement léger, de chasseur d’escorte et de reconnaissance à longue distance. Ils remplaceront ainsi les bombardiers Lioré et Olivier LeO-20 et Farman F.60 datant de la fin de la Première Guerre mondiale.

    L’entreprise SECM-Amiot (Société d'Emboutissage et de Constructions Mécaniques-Amiot) est chargée de construire deux prototypes de son modèle 140, qui seront comparés à leurs concurrents, les Blériot 137, Breguet 410, Farman F.211 et SPCA 30.

    La structure de l'Amiot 140 est entièrement métallique. Les ailes cantilevers, en position haute, sont effilées avec une corde importante. Leur épaisseur permet à un membre d’équipage de s’y glisser depuis le fuselage afin d’atteindre les moteurs pour d’éventuelles réparations, y compris durant le vol. L’empennage est de type conventionnel, avec une surface horizontale contreventée et une dérive triangulaire, arrondie à son extrémité. Le train d’atterrissage, de type classique, est fixe et les roues avant sont protégées par un carénage. Deux moteurs Lorraine 18G Orion W-18 de 515 kW (691 ch), entraînant des hélices tripales tractrices, sont installés dans les ailes. Le fuselage, de section rectangulaire, est étroit. Le pilote est installé dans un cockpit ouvert. Des postes de mitrailleurs sont installés dans le nez et en position dorsale. Une nacelle vitrée, située sous le fuselage avant, permet au bombardier-mitrailleur d’avoir une excellente visibilité et un champ de tir dégagé tout autour de l'avion.

    Au moment de l’assemblage, les moteurs Lorraine 18G Orion W ne sont toujours pas disponibles. Le premier prototype reçoit des moteurs Hispano-Suiza 12Nbr pour effectuer son premier vol le 12 avril 1931, ainsi que les essais en vol. Il est redésigné Amiot 140M et est défendu par cinq mitrailleuses Lewis de 7,7 mm. Le second prototype est terminé en février 1932, mais ni les moteurs Lorraine-Dietrich prévus à l’origine, ni les Hispano-Suiza 12Nbr ne sont disponibles. Il reste par conséquent dans les ateliers, sans pouvoir voler. Malgré cela, le 23 novembre 1933 l’Armée de l’Air commande 40 exemplaires motorisés avec des moteurs Lorraine 12Q de 662 kW (880 ch). Par la même occasion, elle modifie ses exigences avec un cahier des charges plus spécifique aux missions de bombardement, tout en demandant de meilleures performances.

    Entre temps, le prototype a reçu différentes améliorations. Le pilote est protégé par un cockpit fermé, les mitrailleurs sont désormais dans des tourelles vitrées à commande manuelle équipées chacune d’une mitrailleuse Lewis de 7,7mm. La nacelle sous le fuselage est agrandie, le navigateur-bombardier est désormais assis en-dessous du pilote et dispose également de commandes de vol. Derrière lui, un opérateur radio est assis, face à l’arrière, et il peut également servir deux mitrailleuses Lewis de 7,7mm en cas de besoin. Une soute, pouvant embarquer jusqu’à 912 kg de bombe, est également installée dans cette nacelle. Un projet amélioré, désigné Amiot 141, est abandonné avant même d’avoir été construit. Deux autres versions sont proposées, ne différant entre elles que par leurs motorisations : l’Amiot 142 avec des moteurs Hispano-Suiza 12Y et l'Amiot 143 avec des moteurs radiaux Gnome-Rhône 14K. C’est ce dernier qui vole le premier, le 1er août 1934. L’Amiot 142 effectue son premier vol qu’en janvier 1935. Ces appareils sont également équipés de quatre points d’emport sous les ailes, ce qui leur permet d’emporter 800kg de bombe en interne et 800kg de bombes en externe. Les moteurs Hispano-Suiza ayant été réservés aux chasseurs, c’est quarante Amiot 143 qui sont livrés à la place des Amiot 140 précédemment commandés. Quelques mois plus tard, une nouvelle commande portant sur 113 exemplaires supplémentaires est passée. Tous ces appareils doivent être livrés avant l’année 1936, mais à la suite de retards ils ne sont livrés qu’entre avril 1935 et mars 1937.

    En 1934, une version améliorée est construite sous l’appellation d’Amiot 144, afin de répondre aux exigences de 1933 pour un avion de combat. Muni d’un train d’atterrissage rétractable, il effectue son premier vol le 18 janvier 1936, mais il ne sera jamais commandé.

    En avril 1937, une troisième commande de 25 Amiot 143 est à nouveau passée. Les derniers appareils sont livrés en mars 1938, au moment même de l’approbation du Plan V de modernisation de l'Armée de l'Air française considérant l’Amiot 143 obsolète et réclamant son remplacement immédiat par des Bloch MB.131.

    Selon certaines sources, six Amiot 143 sont également livrés à l'armée de l'air républicaine espagnole, probablement sur le stock français, mais il semble qu’il n’y ait aucune preuve qu’ils aient servis durant la guerre civile.

    Malgré des performances jugées insuffisantes, au début de la Seconde Guerre mondiale les Amiot 143 équipent encore cinq groupes en France métropolitaine et en Afrique. Pendant la "drôle de guerre", ils effectuent des missions de reconnaissance et des lâchés de tracts au-dessus de l’Allemagne. Le 10 mai 1940, il y a encore 87 Amiot 143M en service, dont 67 en première ligne : 50 exemplaires équipant quatre groupes métropolitains (GB I/34 et II/34 au nord, GB I/38 et II/38 à l'Est) et 17 équipant un groupe africain (GB II/63 en train de se rééquiper en Martin 167F). Après le début de la bataille de France, l'Amiot 143M est principalement utilisé dans des attaques nocturnes contre des lignes de communication et des aérodromes allemands, avec des pertes relativement faibles. Une des exceptions est un raid de jour par 10 Amiots des GB I/34, II/34 et II/38 dirigé par le Commandant de Laubier contre les têtes de pont allemandes près de Sedan, le 14 mai 1940. Malgré une escorte de chasseurs, deux Amiot sont abattus tandis qu'un troisième se pose en catastrophe au retour, sans pouvoir atteindre sa base. À l'Armistice, les Amiot 143M avaient largué un total de 474 tonnes (ou 523 tonnes selon les sources) de bombes. 52 Amiot 143Ms se trouvent dans la Zone Inoccupée et 25 en Afrique du Nord française. Ils sont réorganisés dans les groupes GB I/38 et II/38 et utilisés jusqu'en juillet 1941, date à laquelle ils sont remplacés par des bombardiers Lioré et Olivier LeO 451.

    Certains Amiot 143M du II/38 sont utilisés en juin 1941 pour effectuer le pont aérien durant la campagne de Syrie. Ils sont ensuite utilisés comme avion de transports au profit des militaires Français en Afrique du Nord, puis par les Alliés après leur débarquement en Afrique. Le dernier Amiot 143M est retiré du service en février 1944.

    Il semble que quelques exemplaires d’Amiot 143M auraient été réquisitionnés par les allemands et utilisés comme avions de transports.

    On remarque que l’Amiot 143 n’aurait jamais été engagé dans le conflit si l’industrie française avait été assez rapide pour produire les bombardiers modernes qui devaient les remplacer.


    Versions :
    140 : Projet présenté à l’Armée de l’Air, motorisés par deux Lorraine 18G Orion W de 515 kW ; deux prototypes commandés, mais jamais construits, les moteurs n’étant pas disponibles.

    140M : Prototype motorisé avec des moteurs Hispano-Suiza 12Nbr de 550 kW, premier vol le 12 avril 1931 ; deux prototypes construits, mais un seul équipé de moteurs.

    141 : Projet datant de 1942 d’une version améliorée de l’Amiot 142, non réalisée.

    142 : Prototype motorisé par deux Hispano-Suiza 12Ybrs ; un exemplaire commandé à titre comparatif avec l’Amiot 143, premier vol en janvier 1935.

    143 : Prototype motorisé par deux Gnome & Rhône 14 K de 870 ch ; un exemplaire commandé à titre comparatif avec l’Amiot 142, premier vol en août 1934.

    143M : Version de série de l’Amiot 143, motorisée par deux Gnome & Rhône 14 K de 870 ch ; 138 exemplaires construits.
    Les 10 premiers appareils construits sont armés de six mitrailleuses Lewis de 7,7 mm : 1 dans la tourelle de nez (avec 8 chargeurs de 97 cartouches), 2 dans le poste inférieur arrière (12 chargeurs) et 2 dans le poste dorsal (12 chargeurs), et une en position ventrale (6 chargeurs). À partir du onzième exemplaire, la mitrailleuse ventrale est supprimée. Dès le N°31, le fuselage est allongé de 30 cm à l’avant et la tourelle supérieure avancée de 90 cm, alors que les mitrailleuses Lewis sont remplacées par 3 MAC 1934 de 7,5 mm (12 chargeurs de 100 cartouches pour les postes arrière, 8 chargeurs pour la tourelle avant). Malgré son étroitesse, sa soute permet de charger à choix : 1 bombe de 500 kg, 4 bombes de 100 ou 200 kg, 8 bombes de 50 kg ou 32 bombes incendiaires de 10 kg. De plus, 4 bombes de 100 ou 200 kg peuvent être emportées sous les ailes.

    144 : Prototype sans tourelle avant, mais muni d’un train d’atterrissage escamotable ; premier vol le 18 janvier 1936, 25 exemplaires commandés en septembre 1936, finalement convertis en autant d’Amiot 143M.

    145 : Projet semblable à l’Amiot 144, mais équipé de moteurs Hispano-Suiza 14AA.

    146 : Projet semblable à l’Amiot 144, mais équipé de moteurs Gnome et Rhône 18 Lars.

    147 : Un appareil de série modifié avec des moteurs Hispano-Suiza 12Ydrs/12Yfrs.

    148 : Projet non référencé.

    149 : Projet non référencé.

    150 BE : (Bombardement – Exploration) Hydravion de reconnaissance, de bombardement et de torpillage directement dérivé de l’Amiot 143.
    Premier vol le 18 septembre 1937 à Cherbourg, motorisé par deux Gnome & Rhône 14 Kdrs/grs de 740 ch chacun. Son fuselage et son empennage est celui d’un Amiot 143 et les saumons de voilures sont arrondis. La configuration de son empennage est par la suite modifiée en bidérive. Le prototype est ensuite endommagé en juin 1939 et le projet est abandonné.


    Utilisateurs militaires :
    Allemagne : 11 appareils récupérés en zone libre en novembre 1942.

    Croatie : 1 exemplaire au sein de l’Armée de l’Air de l’Etat indépendant de Croatie (Zrakoplovstvo Nezavisne Države Hrvatske), cédé par l’Allemagne.

    Espagne : probablement 6 exemplaires de seconde main livrés à l’Armée de l’Air républicaine, peu de références sur une éventuelle utilisation au combat.

    France : 138 exemplaires au sein de l’Armée de l’Air entre juillet 1935 et février 1944 ; 1 Amiot 150 Be en évaluation de 1938 à juin 1939 au sein de l'aéronautique navale ; quelques exemplaires au sein de l’Armée de l’Air de Vichy

    Pologne : quelques exemplaires au sein de l’Armée de l’Air polonaise en France.



    Caractéristiques et performances :
    Equipage : 5
    Longueur : 18,24 m
    Envergure : 24,53 m
    Hauteur : 5,68 m
    Surface alaire : 100 m2
    Masse à vide : 5455 kg
    Masse maximale au décollage : 8611 kg
    Points d’emport : 4 sous les ailes (en plus de la soute)
    Moteurs : deux Gnome & Rhône 14 Kirs de 870 ch (640 kW)
    Vitesse max haute altitude : 295 km/h
    Plafond opérationnel : 7500 m
    Rayon d’action : 1200 km
    Armement : 3 ou 4 mitrailleuses MAC 1934 de 7,5 mm (une chacune dans les tourelles avant et dorsale, la nacelle avant et la nacelle arrière ; 800 kg de bombes diverses en soute et 800 kg sur les quatre points d’emports externes.



    Liens internet :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Amiot_143

    https://en.wikipedia.org/wiki/Amiot_143

    https://it.wikipedia.org/wiki/Amiot_143

    http://les-avions-de-legende.e-monsite.com/pages/les-bombardiers/les-bombardiers-francais/amiot-143.html

    http://aviateurs.e-monsite.com/pages/de-1939-a-1945/les-amiot-143-sur-sedan.html

    https://www.avionslegendaires.net/avion-militaire/amiot-am-143/
    " J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres."  A. Einstein       "Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles."  Max Frisch
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