Aeroprakt A-32

Rappels

  • Catégorie : Avion de liaison
  • Constructeur : Aeroprakt drapeau du pays
  • Premier vol : 20 juillet 2015
  • Missions : Attaque au sol, Entraînement, Lutte anti-missiles, Observation, Transport VIP et liaison, Drone, Contrôle de drone, Drone d'attaque, Loisir
Aeroprakt A-32

Historique

L'A-32 est un développement de l'A-22, mais contrairement à ce dernier, il est vendu déjà assemblé en usine, excepté au Royaume-Uni où il est également possible de le commander sous forme de kit. Le développement de l’appareil a duré trois ans et il effectue son premier vol en 2014.

Sa configuration générale est très proche de celle de son prédécesseur, mais plusieurs modifications ont été apportées. Il est entièrement construit en aluminium à l’exception de l’intrados de la voilure et des gouvernes qui sont entoilés en toile Diatex (polymères tissés). On accède à la cabine par deux grandes portes entièrement vitrées s’ouvrant vers le haut. Les deux sièges sont installés côte-à-côte et les doubles-commandes sont en équipement standard, de même que le système de chauffage. L’accès au coffre, situé derrière les sièges, se fait en basculant leurs dossiers vers l’avant. Un nouveau pare-brise en acrylique préformé, ainsi qu’une meilleure isolation et un aérodynamisme soigné, contribue à réduire le niveau de bruit de la cabine à celui d’une automobile. L’importante surface vitrée permet une excellente visibilité, y compris vers l’arrière. Le moteur, installé dans le nez, est un Rotax 912ULS de 75 kW qui entraine une hélice tripale tractrice réglable au sol et en matériaux composites. Le carénage avant est redessiné avec des déflecteurs pour améliorer le débit d’air au moteur, ainsi que son refroidissement. Les ailes, en position haute, ont un léger dièdre positif et une légère flèche inversée (2,2°). Elles sont haubanées et leur longueur a été raccourcie d’une dizaine de centimètres. L’empennage est conventionnel, avec des plans horizontaux monoblocs rectangulaires et une dérive légèrement en flèche. Le train d’atterrissage tricycle est équipé de roues de grand diamètre et à basse pression pour opérer à partir de surfaces peu aménagées. Ces roues sont généralement protégées par des carénages. L’A-32 peut également être équipé de ski ou de flotteurs, ce qui lui permet d’être opérationnel depuis presque toutes les surfaces. Le nouveau système de phare d’atterrissage à LED ultra-lumineux permet une meilleure visibilité durant les phases de décollage et d’atterrissage, mais également d’être plus visible. En cas de panne ou de problème technique, un parachute balistique Magnum 620 permet à l’appareil de se poser en urgence.
Grâces aux modifications apportées par rapport à l’A-22, les économies de carburant sont de l’ordre de 20 à 25% pour une vitesse de croisière supérieure de 20 nœuds.
Le premier avion de production est présenté en avril 2015, avant d’être transporté en Australie où il effectue son premier vol à Moorabbin, le 20 juillet de la même année. Dans ce pays, l’A32 est appelé "Vixxen".

Plusieurs versions sont proposées, se différenciant essentiellement par leur motorisation et leur masse.

Bien qu’initialement destiné à une utilisation de loisir, et par conséquent civile, l’A-32 est régulièrement utilisé au sein de l’armée de l’air ukrainienne depuis l’offensive Russe de 2022. Sa légèreté, son coût de production réduit, sa faible signature thermique ainsi que ses performances en décollage et atterrissage courts en font une plateforme appréciée.

Militairement, il est principalement utilisé pour deux types de fonctions principales.
La première utilisation est, comme pour l’Aeroprakt A-22, dans le rôle de drone suicide à long rayon d'action pouvant frapper profondément dans le territoire russe. Pour cela, sa cabine est vidée de ses sièges et des commandes manuelles pour faire place aux équipements de navigation autonome par satellite et par caméra de reconnaissance. L'espace libéré, ainsi que la charge utile d’environ 200 kg, sont remplacés par des réservoirs de carburant supplémentaires et de l’explosif. Ces ULM robotisés volent à une vitesse de croisière de 200 km/h à très basse altitude pour échapper aux radars de la défense aérienne classique. Grâce à son autonomie de 1’000 à 1’300 km, ils servent à cibler des infrastructures industrielles et pétrolières russes à grande distance.

La seconde utilisation est celle d’avion-porteur de « drones intercepteurs ». Pour cela, l’armée de l’air ukrainienne l’équipe de plusieurs points d’emport sous les ailes, lui permettant de transporter jusqu'à six drones intercepteurs légers, généralement des drones FPV modifiés ou des quadricoptères. Pour ce type de mission, l'avion patrouille à la recherche de drones de reconnaissance ou d'attaque russes, tel que les Orlan ou Shahed. Une fois la cible repérée, un drone intercepteur est largué en plein vol à proximité de l'objectif et l’opérateur installé sur le siège passager le prend en chasse. Cette technique apporte plusieurs avantages : une plus grande surface surveillée et un plus grand rayon d'action des drones chasseurs. En effet, dans ces conditions ils n'ont pas à consommer leur batterie pour décoller du sol, prendre de la vitesse et grimper en altitude.

Pays utilisateur

Versions

  • Aeroprakt A-32 : Version initiale.
  • Aeroprakt A-32 UAV : Désignation non officielle de la version d'attaque entièrement guidée depuis le sol et équipée de caméras.
  • Aeroprakt A-32L : Version ultralégère avec une MTOW de 450 kg (472,5 kg avec le système de parachute de récupération) pour se conformer à la réglementation européenne, bien que non légale au Royaume-Uni.

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