Bombardier trimoteur italien de la première guerre mondiale.C’est un peu avant la première guerre mondiale que le constructeur Caproni, alors "Societa de Aviazone Ing Caproni", se lance dans …"> Bombardier trimoteur italien de la première guerre mondiale.C’est un peu avant la première guerre mondiale que le constructeur Caproni, alors "Societa de Aviazone Ing Caproni", se lance dans …"> Caproni Ca.32

Caproni Ca.32

Rappels

  • Catégorie : Bombardier
  • Constructeur : Caproni drapeau du pays
  • Premier vol : 1915
  • Lancement du projet : 1914
  • Production : 166 appareils construits (cellules neuves)
  • Missions : Attaque au sol, Bombardement

Historique

Bombardier trimoteur italien de la première guerre mondiale.

C’est un peu avant la première guerre mondiale que le constructeur Caproni, alors "Societa de Aviazone Ing Caproni", se lance dans l’étude d’un bombardier lourd. À l’époque, il n’y a pas de miracle : si on veut pouvoir emporter une charge utile conséquente, il faut construire un avion de grande dimension et, par conséquent, muni d’une puissance importante qui ne peut être fournie que par plusieurs moteurs. Caproni est alors le deuxième concepteur à mettre au point un avion multi-moteur, puisque à part le russe (à l’époque) Sikorsky, personne n’a encore tenté de le faire, de peur qu’une panne d'un des moteurs ne rende l’appareil incontrôlable à cause d’une poussée asymétrique.

Le premier appareil de ce genre chez Caproni est un avion biplan désigné initialement "Caproni 260 hp", en référence à la puissance totale fournie par ses trois moteurs, situés dans le fuselage central. Les deux premiers actionnent, à l’aide d’une chaîne de distribution, les hélices tractrices situés à l’avant des deux poutres de queue alors que le troisième actionne une hélice propulsive installée à l’arrière du fuselage central. Le choix initial se porte sur des moteurs Gnôme, avant de préférer installer des moteurs Mercedes. Mais le début du conflit oblige Caproni à choisir un modèle de moteur FIAT, le premier de cette entreprise à être construit spécialement pour l’aviation. Un grand empennage horizontal est installé à l’arrière des poutres de queue, avec trois dérives installées au-dessus. Le train d’atterrissage tricycle est fixe. Des patins sont installés aux extrémités des poutres de queue, car lorsque l’appareil est à vide, il bascule en arrière.

La charge offensive est suspendues sous la nacelle centrale. L’appareil est également équipé, pour son autodéfense, de mitrailleuses FIAT-Revelli de 6,5mm servies par deux mitrailleurs, un premier installé à l’avant de la nacelle centrale et un second dans une sorte de piédestal à l’arrière de la même nacelle, lui permettant ainsi de tirer par-dessus le disque de l’hélice propulsive.

Le développement de cet appareil n’intéresse pas le gouvernement italien, ni les responsables militaires italiens qui le jugent inutile. Caproni reçoit néanmoins le soutien de Giulio Douhet, commandant du bataillon d'aviateurs du royaume d’Italie et parmi les premiers théoriciens du bombardement stratégique, qui prend en quelque sorte la responsabilité du programme… ce qui lui vaudra, quelques mois plus tard, sa mutation dans l’infanterie !

La construction commence donc avec plusieurs mois de retard, soit au second semestre de 1914. Il est décidé que désormais seul le moteur central entraînant l’hélice propulsive restera installé dans le fuselage central, les deux autres seront installés sur les longerons de l’aile, d’où ils entraîneront directement les hélices. Si cette modification permet de diminuer les coûts et faciliter la production, elle dégrade un peu l’aérodynamisme et, surtout, empêche d’avoir accès aux moteurs durant le vol pour leur assurer une maintenance.

L’appareil, qui sera par la suite redésigné Ca.31, effectue son premier vol en octobre 1914, piloté par Emilio Pensuiti. Aucun responsable militaire n’est présent, puisque les hautes sphères du ministère de la Guerre considèrent encore le projet comme "militairement inutile et techniquement erroné". Les essais montrent des performances intéressantes et une licence de production est accordée à la société française Robert Esnault-Pelterie (REP), qui commence sa production en série avant mars 1915. Malheureusement, l'indisponibilité des moteurs désirés ne permettent pas la mise en service de ces avions avant le mois d’août.

Après quelques semaines d’essais à Vizzola Ticino, la SSAI (Società per lo Sviluppo dell'Aviazione in Italia - Société de développement de l'aviation en Italie) nouvellement créée s’y intéresse à son tour et commande une douzaine d’exemplaires qui équipent dès le mois de juillet 1915 une unité de bombardement. Ce nouveau bombardier est officiellement désigné Ca.1 par l'armée royale italienne et la production augmente à la mi-août 1915 pour finalement livrer entre 162 à 166 exemplaires jusqu'en décembre 1916. Ces exemplaires de série se distinguent extérieurement du prototype par la forme différente et la surface plus faible des trois dérives, ainsi que son train d’atterrissage simplifié. La motorisation est désormais assurée par trois Fiat A.10 de 100 HP, d’où une désignation d’usine de "Caproni 300 ch". Ce surcroît de puissance peut permettre d’emporter jusqu’à 450kg de charge offensive si besoin, mais dans ces conditions le Ca.1 met plus de 18 minutes pour monter de 1000 mètres et devient très peu manœuvrant.

La première véritable mission de guerre du Ca.1 semble avoir été menée le 20 août 1915, lors d'une attaque contre des cibles autrichiennes sur l’aérodrome d'Aisovizza, qui se situe de nos jours en Slovénie. Ces appareils servent ensuite dans les Squadriglia Caproni 1 à 15, la plupart engagées contre les forces austro-hongroises, exceptée la 12a envoyée en Libye et, en 1918, les 3a 14a et 15a en France.

166 Ca.32 sont construits par Caproni et 89 CEP 1 B2/Bn2 par la société Robert Esnault-Pelterie en France.

D’autres améliorations ont conduit à la conception des Ca.2 et Ca.3, des bombardiers munis de plusieurs améliorations par rapport au Ca.1.

Dans les années d'après-guerre, le Ca.1 de série est redésigné "Ca.32". Les exemplaires qui ont survécu sont pour la plupart rénovés pour être utilisés comme avions de ligne. Ces appareils, désignés Caproni Ca.56, pouvaient alors transporter jusqu'à six passagers dans un confort très relatif.

Anciens pays utilisateurs

Versions

  • Caproni Ca.30 : Désignation initiale d’usine du Ca.30.
  • Caproni Ca.31 : Version modifiée du Ca.30, avec les hélices tractrices entraînées directement par les moteurs qui sont désormais installés à l’avant des poutres de queue.
  • Caproni Ca.32 : Redésignation du Ca 300hp, motorisé par des moteurs FIAT A.10, version principale construite à 164 (ou 166 selon les sources) exemplaires par Caproni.
  • Caproni Ca.56 : Version de transport, capable d’embarquer jusqu’à six passagers.
  • R.E.P. CEP 1 B2 : Caproni Ca.32 construits sous licence par la société Robert Esnault-Pelterie en France.

    variantes

Caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 3 000 kg (6 614 lbs)
  • Surface alaire : 95,6 m² (1 029,03 sq. ft)
  • Hauteur : 3,71 m (12,172 ft)
  • Envergure : 22,74 m (74,606 ft)
  • Longueur : 11,05 m (36,253 ft)

Équipage

  • Équipage : 4

Performances

  • Endurance maximale : 4 h
  • Rayon d'action : 550 km (342 mi, 297 nm)
  • Vitesse maximale BA : 127 km/h (79 mph, 69 kts)
  • Rapport puissance/masse maxi au décollage : 0.07 kW/kg
  • Charge alaire maxi au décollage : 31.38 kg/m²

Motorisation

  • 3 × moteurs à cylindres en ligne Fiat A.10 de 74 kW (100 ch, 99 hp)

Charge utile

  • Charge utile : 350 kg (772 lbs) bombes diverses

Sur le forum…