AirKamuy 150
Rappels
- Catégorie : Drone
- Constructeur : AirKamuy

- Lancement du projet : 2022
- Missions : Attaque au sol, Drone-cible, Observation, Reconnaissance, Drone, Drone kamikaze, Drone d'attaque
Historique
Durant les conflits récents, et principalement en Ukraine, on peut voir la place de plus en plus importante des drones. On y remarque aussi que les drones tactiques n’ont généralement pas une espérance de vie importante, qu’ils soient bon marché ou haut de gamme.
Un nouveau type d’attaque y est également mis en pratique à grande échelle : l’utilisation de nombreux drones bon marché, afin de saturer par leur nombre les défenses antiaériennes adverses. Cela oblige aussi ces dernières à utiliser leurs armes sol-air au risque de vider leurs stocks. Fort de cette observation, la start-up japonaise AirKamuy décide de produire des drones bons marchés, pouvant être construits très facilement et en très grandes quantités, tout en étant facilement déployable sur le terrain.
L’idée est de partir d’une configuration simple avec une structure en carton ondulé recouvert d'un revêtement hydrofuge. Cela permet d’aplatir le fuselage et de le transporter ainsi, aux côtés des ailes et de l’empennage démontés, dans un carton de meuble en kit. Un conteneur d’expédition standard peut contenir jusqu’à 500 unités. Les drones sont ensuite assemblés en 5 minutes sans avoir besoin d’outil spécialisé : une clef et un tournevis suffisent. Le carton a été choisi comme matériau non seulement pour son faible coût, mais également parce qu’en cas de conflit, il peut être fabriqué sur les chaînes de production de carton ordinaires ou de matériel d’emballage, offrant ainsi un potentiel d’industrialisation en masse rapide tout en garantissant la sécurité de la chaîne d’approvisionnement. Les faibles coûts des matières premières, du transport et du montage permettent d’obtenir un drone ne coûtant que 2'000 $.
La configuration de l’AirKamuy 150 est classique. Le fuselage est de section transversale carrée. Le moteur, situé à l’avant, entraîne une hélice tractrice bipale. Les ailes, en position haute, sont effilées. L’empennage est conventionnel. La caméra est installée dans un décrochement sous le nez. L’appareil peut emporter entre 1,5 et 2kg de charge utile.
Le décollage est effectué en lançant le drone à la main, moteur tournant. Selon les sources, son autonomie est d’environ 80 minutes et il peut voler jusqu’à 120 km/h.
La première version proposée est celle de cible volante pour les défenses anti-aériennes. Le prix du drone permet de s’entraîner à un prix très correct, y compris à balles réelles.
Le bon comportement de l’appareil et les qualités des matériaux dans lequel il est construit permettent au constructeur d’envisager d’autres utilisations. En effet, le carton ondulé est une matière qui absorbe et disperse les ondes électromagnétiques, ce qui réduit considérablement la signature radar de l’appareil. De plus, sa motorisation électrique est très peu bruyante et ne dégage pas de chaleur, ce qui en fait un drone particulièrement difficile à repérer.
C’est pourquoi AirKamuy travaille aussi sur une version de reconnaissance tactique. Pour cela, nul besoin de modifier la structure : il suffit d’installer le matériel nécessaire à ce type de mission pour que l’appareil soit opérationnel.
Ces différents éléments de discrétion poussent également l’entreprise à développer une version d’attaque, emportant une charge offensive d’environ 1kg. Très difficilement détectable par radar et aux infra-rouges, les défenses antiaériennes ont de la peine à détecter ce drone à temps pour réagir. Bien que son rayon d’action se situe aux alentours de 80 km, on peut très bien imaginer l’utiliser pour neutraliser des sites faiblement protégés comme des radars mobiles, des dispositifs de communication, des véhicules de transport, des postes d’infanterie ou d’artillerie, etc. Ou simplement l’utiliser en essaim pour saturer les défenses adverses.
En avril 2026, la Force maritime japonaise d’autodéfense déploie des drones AirKamuy 150 pour servir de cibles aériennes. Il est tout à fait possible que les autres forces japonaises d’autodéfense en commandent également, que ce soit pour servir de cibles volantes, pour la recherche et le sauvetage en cas de catastrophe ou pour des opérations de combat.
Aujourd'hui, la stratégie militaire japonaise concernant les drones d’attaque tactiques semble vouloir s’orienter vers une production de masse d’appareils à bas coût en cas de conflit armé, avec pour objectif de saturer les défenses ennemies. En effet, ces drones obligeraient les systèmes de défense adverses à mobiliser leurs missiles valant des dizaines, voire des centaines, de milliers de dollars pour les intercepter. Une sorte d'usure matérielle et financière qui, poussée à grande échelle, permettrait une saturation des défenses aériennes ennemies avant d'engager des unités plus importantes et ainsi prendre le dessus.
Pays utilisateur
Caractéristiques
- Envergure : 2 m (7 ft) (estimée)
- Longueur : 1,7 m (5,577 ft) (estimée)
Performances
- Endurance maximale : 1,33 h
- Rayon d'action : 80 km (50 mi, 43 nm)
- Vitesse maximale BA : 120 km/h (75 mph, 65 kts)
Charge utile
- Charge utile : 2 kg (4,41 lbs)
un peu trop loin pour moi !
