CAMS 30

Rappels

  • Catégorie : Hydravion
  • Constructeur : CAMS drapeau du pays
  • Premier vol : 1923
  • Lancement du projet : 1921
  • Production : 31 appareils construits (cellules neuves)
  • Missions : Entraînement

Historique

Les Chantiers aéro-maritimes de la Seine (C.A.M.S.) créés en 1920 à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, débutent par la construction d’hydravions du constructeur italien SIAI (Società Idrovolanti Alta Italia), anciennement Savoia. Si cela est rendu possible, c’est parce que le fondateur des C.A.M.S., l’ingénieur et aviateur genevois Laurent-Dominique Santoni, était également le fondateur de la Savoia, ses prénoms ayant été italianisés et inversés de l’autre côté des Alpes en Domenico Lorenzo Santoni.

En 1921, Santoni crée un bureau d’étude et de conception d’appareils pour les C.A.M.S. sous la raison sociale " Compagnie Générale de Construction Aéronautique" (C.G.C.A.). Il y nomme l'ingénieur Raffaele Conflenti directeur technique du bureau d’étude et des chantiers, une place qu’il occupait déjà au sein de la SIAI. La première réalisation de l’ingénieur italien au sein de l'entreprise française est l'hydravion de formation et d’entrainement CAMS 30E qui, il faut l’avouer, a un air de parenté avec les hydravions de SIAI. Le fuselage de cet appareil est muni d’une coque centrale en bois à laquelle peut être ajoutée des roues sur les côtés afin de faciliter le déplacement sur la terre ferme. Le poste de pilotage à double commandes, protégé par des pares-brises, peut accueillir côte-à-côte l’élève pilote et l’instructeur. L’empennage, en flèche, est de type cruciforme. Les deux plans des ailes, de surfaces équivalentes, sont maintenus ensemble par une paire de mâts et des haubans. Le plan inférieur est muni de flotteurs afin de permettre une bonne stabilité sur les plans d’eau. Le moteur Hispano-Suiza 8Aa, refroidit par eau et actionnant une hélice quadripale propulsive, est installé à l’aide de mâts sous le plan supérieur.

Le prototype du CAMS 30 est exposé au VIIIe Salon du Bourget en décembre 1922, avant d’effectuer son premier vol sur les bords de Seine au début de l’année 1923, entre les mains du pilote d'essai neuchâtelois Ernest Burri. En mars de la même année, l'appareil effectue des essais sur le plan d'eau de Triel-sur-Seine. Les essais officiels effectués aux Services Techniques de l'Aéronautique Maritime, sur la base de Saint Raphaël, sont couronnés de succès et l'appareil est déclaré apte au service à l'École de pilotage de la Marine nationale située sur l’étang de Berre.

Toujours en 1923, le C.A.M.S. construit un prototype d'une version quadriplace appelée CAMS 30T et motorisée par un Hispano-Suiza 8Ab de 180 ch. Accompagné d'un passager, le 9 août 1924, le pilote Ernest Burri établit le record du monde de vitesse des hydravions avec passagers, parcourant 500 km à une moyenne de 123,94 km/h. Malgré cette performance, cette version ne suscite aucun intérêt commercial et le prototype reste la propriété de la société qui l'utilise comme avion de transport et de liaison entre Saint Denis et Sartrouville.

En revanche, l’Aéronavale commande 20 exemplaires du CAMS 30E dans le cadre du contrat 432/3. La principale différence visible sur les appareils de série, par rapport au prototype, est l’installation de deux radiateurs situés sur les côtés du moteur à la place du radiateur unique. Ces appareils entrent en service à partir de 1924, mais ils sont rapidement remplacés par des F.B.A. Type 17HE 2. En effet, bien que testé préalablement par les Services Techniques de l'Aéronautique Maritime, l’appareil est finalement jugé dangereux à basse vitesse et ses commandes de vol considérées comme trop dures pour une machine d’écolage.

Le CAMS 30E intéresse également la Pologne et le Royaume de Yougoslavie vers lesquelles il est exporté.
C’est en 1924 que la marine royale yougoslave (Jugoslovensko kraljevsko ratno vazduhoplovstvo i pomorska avijacija) achète six exemplaires pour former et entrainer les nouveaux équipages d’hydravions. Ils restent en service une dizaine d’années.
En 1925, c’est l'armée de l'air de la marine polonaise (Morski dywizjon lotniczy) qui achète à son tour quatre CAMS 30E. Equipés de moteurs Hispano-Suiza 8E de 150 ch, seuls deux exemplaires sont finalement livrés en 1926. Ils resteront en service jusqu’en 1931.

Le besoin de diversifier l’offre de son entreprise pousse Santoni à demander le développement d’hydravions de chasse et de reconnaissance. Conflenti modifie la cellule du CAMS 30E, afin d’en faire un appareil de reconnaissance biplace. Le poste de pilotage ouvert est muni de siège en tandem, avec l’observateur assis devant le pilote. Le prototype a été construit dans les usines de Saint-Ouen entre l'hiver 1923 et le printemps 1924. Equipé d'un moteur Hispano-Suiza 8Fb de 300 ch (220 kW), il effectue son premier vol le 28 mars 1924, à partir de la surface de la Seine, piloté par Ernest Burri. Il est ensuite proposé à la Marine nationale pour répondre aux spécifications de HB2 destinées à trouver un remplaçant pour le Georges Levy GL.40 alors en service. Le CAMS 32R ne présentant pas des performances nettement meilleures, la proposition est rejetée. Son développement est par la suite stoppé, par manque de clients intéressés.

Anciens pays utilisateurs

Versions

  • CAMS 30E : Version initiale biplace motorisée par un Hispano-Suiza 8Aa ou 8E de 150ch ; 29 exemplaires construits.
  • CAMS 30T : Version quadriplace de transport et de liaison motorisée par un Hispano-Suiza 8Ab de 180 ch ; un seul exemplaire construit.
  • CAMS 32R : Version de reconnaissance aérienne motorisée par un Hispano-Suiza 8Fb de 300 ch ; un prototype construit.

Sur le forum…

  • La fiche sur le site.
    " J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres."  A. Einstein"Quand on change son fusil d'épaule, il y a intérêt à ne pas partir de la droite, sinon on passe l'arme à gauche."  Ph. Geluck
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  • Hydravion biplan monomoteur conçu dans les années 1920, utilisé généralement pour l’entrainement des nouveaux équipages.

    Les Chantiers aéro-maritimes de la Seine (C.A.M.S.) créés en 1920 à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, débutent par la construction d’hydravions du constructeur italien SIAI (Società Idrovolanti Alta Italia), anciennement Savoia. Si cela est rendu possible, c’est parce que le fondateur des C.A.M.S., l’ingénieur et aviateur genevois Laurent-Dominique Santoni, était également le fondateur de la Savoia, ses prénoms ayant été italianisés et inversés de l’autre côté des Alpes en Domenico Lorenzo Santoni.

    En 1921, Santoni crée un bureau d’étude et de conception d’appareils pour les C.A.M.S. sous la raison sociale " Compagnie Générale de Construction Aéronautique" (C.G.C.A.). Il y nomme l'ingénieur Raffaele Conflenti directeur technique du bureau d’étude et des chantiers, une place qu’il occupait déjà au sein de la SIAI. La première réalisation de l’ingénieur italien au sein de l'entreprise française est l'hydravion de formation et d’entrainement CAMS 30E qui, il faut l’avouer, a un air de parenté avec les hydravions de SIAI. Le fuselage de cet appareil est muni d’une coque centrale en bois à laquelle peut être ajoutée des roues sur les côtés afin de faciliter le déplacement sur la terre ferme. Le poste de pilotage à double commandes, protégé par des pares-brises, peut accueillir côte-à-côte l’élève pilote et l’instructeur. L’empennage, en flèche, est de type cruciforme. Les deux plans des ailes, de surfaces équivalentes, sont maintenus ensemble par une paire de mâts et des haubans. Le plan inférieur est muni de flotteurs afin de permettre une bonne stabilité sur les plans d’eau. Le moteur Hispano-Suiza 8Aa, refroidit par eau et actionnant une hélice quadripale propulsive, est installé à l’aide de mâts sous le plan supérieur.

    Le prototype du CAMS 30 est exposé au VIIIe Salon du Bourget en décembre 1922, avant d’effectuer son premier vol sur les bords de Seine au début de l’année 1923, entre les mains du pilote d'essai neuchâtelois Ernest Burri. En mars de la même année, l'appareil effectue des essais sur le plan d'eau de Triel-sur-Seine. Les essais officiels effectués aux Services Techniques de l'Aéronautique Maritime, sur la base de Saint Raphaël, sont couronnés de succès et l'appareil est déclaré apte au service à l'École de pilotage de la Marine nationale située sur l’étang de Berre.

    Toujours en 1923, le C.A.M.S. construit un prototype d'une version quadriplace appelée CAMS 30T et motorisée par un Hispano-Suiza 8Ab de 180 ch. Accompagné d'un passager, le 9 août 1924, le pilote Ernest Burri établit le record du monde de vitesse des hydravions avec passagers, parcourant 500 km à une moyenne de 123,94 km/h. Malgré cette performance, cette version ne suscite aucun intérêt commercial et le prototype reste la propriété de la société qui l'utilise comme avion de transport et de liaison entre Saint Denis et Sartrouville.

    En revanche, l’Aéronavale commande 20 exemplaires du CAMS 30E dans le cadre du contrat 432/3. La principale différence visible sur les appareils de série, par rapport au prototype, est l’installation de deux radiateurs situés sur les côtés du moteur à la place du radiateur unique. Ces appareils entrent en service à partir de 1924, mais ils sont rapidement remplacés par des F.B.A. Type 17HE 2. En effet, bien que testé préalablement par les Services Techniques de l'Aéronautique Maritime, l’appareil est finalement jugé dangereux à basse vitesse et ses commandes de vol considérées comme trop dures pour une machine d’écolage.

    Le CAMS 30E intéresse également la Pologne et le Royaume de Yougoslavie vers lesquelles il est exporté.
    C’est en 1924 que la marine royale yougoslave (Jugoslovensko kraljevsko ratno vazduhoplovstvo i pomorska avijacija) achète six exemplaires pour former et entrainer les nouveaux équipages d’hydravions. Ils restent en service une dizaine d’années.
    En 1925, c’est l'armée de l'air de la marine polonaise (Morski dywizjon lotniczy) qui achète à son tour quatre CAMS 30E. Equipés de moteurs Hispano-Suiza 8E de 150 ch, seuls deux exemplaires sont finalement livrés en 1926. Ils resteront en service jusqu’en 1931.

    Le besoin de diversifier l’offre de son entreprise pousse Santoni à demander le développement d’hydravions de chasse et de reconnaissance. Conflenti modifie la cellule du CAMS 30E, afin d’en faire un appareil de reconnaissance biplace. Le poste de pilotage ouvert est muni de siège en tandem, avec l’observateur assis devant le pilote. Le prototype a été construit dans les usines de Saint-Ouen entre l'hiver 1923 et le printemps 1924. Equipé d'un moteur Hispano-Suiza 8Fb de 300 ch (220 kW), il effectue son premier vol le 28 mars 1924, à partir de la surface de la Seine, piloté par Ernest Burri. Il est ensuite proposé à la Marine nationale pour répondre aux spécifications de HB2 destinées à trouver un remplaçant pour le Georges Levy GL.40 alors en service. Le CAMS 32R ne présentant pas des performances nettement meilleures, la proposition est rejetée. Son développement est par la suite stoppé, par manque de clients intéressés.



    Versions :
    CAMS 30E : Version initiale biplace motorisée par un Hispano-Suiza 8Aa ou 8E de 150ch ; 31 exemplaires construits.

    CAMS 30T : Version quadriplace de transport et de liaison motorisée par un Hispano-Suiza 8Ab de 180 ch ; un seul exemplaire construit.

    CAMS 32 : Version de reconnaissance aérienne motorisée par un Hispano-Suiza 8Fb de 300 ch ; un prototype construit.



    Utilisateurs militaires :
    France : 20 exemplaires au sein de l’Aéronavale, à l’école de pilotage de Berre, à partir de 1924. Remplacés rapidement par des F.B.A. Type 17HE 2.

    Pologne : 2 exemplaires au sein de la marine polonaise (Morski dywizjon lotniczy) de 1926 à 1931.

    Yougoslavie : 6 exemplaires au sein de la marine royale yougoslave (Jugoslovensko kraljevsko ratno vazduhoplovstvo i pomorska avijacija) ; à partir de 1924, plus en service.


    Caractéristiques et performances CAMS 30E :
    Equipage : 2
    Longueur : 9,28 m
    Envergure : 12,4 m
    Hauteur : 3,12 m
    Surface alaire : 43 m2
    Masse à vide : 885 kg
    Masse maximale au décollage : 1180 kg
    Moteurs : un moteur à pistons Hispano-Suiza 8Aa V-8 refroidi par eau, de 110 kW (150 ch)
    Vitesse max basse altitude : 153 km/h
    Vitesse de croisière : 120 km/h
    Armement : sans



    Liens internet :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Chantiers_a%C3%A9ro-maritimes_de_la_Seine

    https://fr.wikipedia.org/wiki/CAMS_30E

    https://it.wikipedia.org/wiki/CAMS_30

    https://en.wikipedia.org/wiki/CAMS_30E

    http://www.hydroretro.net/etudegh/cams.pdf

    https://www.aviafrance.com/aviafrance1.php?ID=1197&ID_CONSTRUCTEUR=284&ANNEE=0&ID_MISSION=0

    http://www.airwar.ru/enc/flyboat/cams30.html

    https://en.wikipedia.org/wiki/CAMS_31

    https://it.wikipedia.org/wiki/CAMS_31

    https://www.aviafrance.com/c-a-m-s-31-aviation-france-1198.htm

    https://it.wikipedia.org/wiki/CAMS_32

    https://www.aviafrance.com/c-a-m-s-32r-aviation-france-7941.htm
    " J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres."  A. Einstein"Quand on change son fusil d'épaule, il y a intérêt à ne pas partir de la droite, sinon on passe l'arme à gauche."  Ph. Geluck
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