La série NC-850 de la SNCAC (Société Nationale de Construction Aéronautique du Centre) basée à Bourges a été développé à partir du NC-840 « Chardonneret » (parfois connu sous le nom de « Aérocentre » NC-840), un appareil expérimental quadriplace et monoplan construit immédiatement après la seconde guerre mondiale.
Le NC-850 était en fait la réponse de la SNCAC à un concours parrainé par le gouvernement français sous les auspices du Service de l’Aviation Légère et Sportive (SALS). L’objectif de ce concours était de trouver une machine de production nationale pour alimenter les aéroclubs français et ainsi encourager les vocations au pilotage. Le modèle présenté était basé sur un appareil monoplan à aile haute. Malheureusement, 5 pilotes d’essais décidèrent, à l’unanimité, que le grand gagnant de ce concours était le SIPA S-90.
Le NC-850 ne fut cependant pas abandonné. Bien qu’il finit deuxième lors de l’évaluation, le SALS commanda tout de même 100 appareils.
Entre temps la SNCAC avait modifié son avion en lui ajoutant une queue à double dérive. Le NC-850 devenait alors le NC-853 puis le NC-853S, le S étant le suffixe pour la commande du SALS.
Cependant la SNCAC fit faillite fin 1949 du fait de l’abandon de son autre projet phare : le SNCAC NC-211 « CORMORAN ». La SNCAN Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord) reprit la production jusqu’à la fin 1951.
L’armée française s’intéressa alors à l’appareil car elle voulait remplacer ses Piper J-3 Cub à bout de souffle. La SNCAN proposa ainsi le NC-856A baptisé « Norvigie » qui devait remplir les missions d’observation et de réglages de l’artillerie. Il se différenciait du NC-853 par une cabine élargie qui bénéficiait d’un champ de vision important (sur presque 360° !), avait 3 places assises et un moteur Regnier 4LO8 de 160 chevaux.
Une commande de 112 appareils vint, en 1950, valider le concept. Ces avions intégrèrent de février 1953 à juillet 1954, l’ALOA (Aviation Légère d’Observation d’Artillerie) qui devint en 1954, l’Aviation Légère Armée de Terre.
Les 2 premiers exemplaires furent construits sur le site du Havre (SNCAC). Le reste de la production fut ensuite assemblé au Meaulte dans le Nord (SNCAN).
Les « Norvigie » servirent pendant la guerre d’Algérie puis se firent peu à peu remplacer par les Nord 3400 « Nordbarbe » dès la fin 1959. Ils finirent leur carrière militaire comme appareil d’entrainement au vol élémentaire.
C’est dans cette optique que l’Armée de l’air récupéra une vingtaine d’exemplaires pour les regrouper au sein du Groupe Aérien Léger de L'Ecole de l'air à Salon de Provence. Un exemplaire fut également récupéré par la DCAN de Saint Tropez pour y effectuer des missions de liaison.
Les différentes versions
















Caractéristiques du NC-856A:
Rôle : Observation et liaison
Date du premier vol : 12 mars 1949 pour la version civile ou 15 mars 1951 pour la version militaire
Date de mise en service dans l’Armée de l’Air : Février 1953
Équipage : 1
Passagers : 2 ou un blessé sur civière.
Motorisation : 1 moteur Régnier 4L-04 4 cylindres en ligne inversés puis 1 moteur Régnier 4L-08
Puissance : 147 ch puis 160 ch
Longueur : 7,65 m
Envergure: 12,05 m
Hauteur: 2,22 m
Masse à vide : 651 kg
Masse max. : 902 kg
Performances
Vitesse de croisière : 170 km/h
Vitesse max.: 189 km/h
Plafond pratique: 3000 m
Autonomie : 3h30
Taux de montée : 5 m/s
Armement envisagé:
Aucun
Sources:
Wikipédia
Les avions de la guerre d’Algérie
L’écharpe blanche
Matalat
Je n'ai pas, comme à mon habitude, mis la liste des appareils militaires français avec leur immatriculation car je voulais finir avant que Clan's me passe un coup de faux sous les pieds.
