SNCAC NC.211 Cormoran

Rappels

  • Catégorie : Prototype
  • Constructeur : SNCAC drapeau du pays
  • Premier vol : 20 juillet 1948
  • Production : 2 appareils construits (cellules neuves)

Historique

En 1945, la France voulut se doter de divisions de parachutistes, mais manquait d'appareils de transport lourds pour ce rôle. Le général Juin donna l'ordre à la direction Technique Industrielle de préparer un appel d'offres, l'appareil devant être entièrement français. Breguet et la SNCAC y répondirent et en décembre 1945, le projet de la SNCAC fut sélectionné. 20 exemplaires sont commandés fin juillet 1946, avant même le premier vol, avec une cible de 160 appareils. La cible passe à 105 en février 1948.

Le projet de la SNCAC était le NC.210, conçu autour de 4 moteurs Gnome-Rhône 18R à 18 cylindres en étoile fournissant 2200 cv chacun à partir du début 1945. Il devait peser 60 tonnes au décollage et en emporter 17 tonnes Cependant, ces moteurs furent abandonnés, et échangés contre des SNECMA 14R à 14 cylindres en étoile de 1600 cv chacun, l'appareil prenant alors la désignation NC.211.

L'appareil, baptisé Cormoran, était un avion de transport lourd stratégique destiné à l'Armée de l'Air, mais un usage civil fut également envisagé. Ses 4 moteurs étaient logés dans des nacelles elles-mêmes placées dans des ailes hautes, et actionnaient des hélices tractrices tripales de 4 mètres de diamètre. Le train d'atterrissage était tricycle et rétractable, le train principal se logeant dans la nacelle moteur inférieure. L'empennage était conventionnel. La construction était entièrement métallique.

Il disposait de deux ponts, dans lesquels prenaient place les passagers, soldats, parachutistes ou blessés. 80 personnes pouvaient être placées dans le pont inférieur et 51 sur le pont supérieur, soit 131 au total. Le pont inférieur, dans lequel était placé le fret (12,5 tonnes, y compris des véhicules comme des voitures ou des hélicoptères), avait une capacité de 150 mètres cubes.

On y accédait grâce à une porte s'ouvrant en coquille, à l'avant, au-dessus de laquelle était placé le cockpit, ou par deux portes latérales à l'arrière. Des treuils électriques facilitaient le chargement. Une trappe au sol permettait le largage de charges et l'appareil pouvait même remorquer un planeur.

Le prototype du Cormoran fut présenté au salon du Bourget de 1946, mais seulement au statique car des problèmes avec l'hydraulique du train d'atterrissage avaient retardé son vol inaugural.

Celui-ci eut lieu le 20 juillet 1948 à Toussus-Le-Noble, mais se termina par un drame. Le braquage des volets à 40° lors de l'atterrissage à Villacoublay provoqua un piqué à court altitude suivi d'un crash qui causa la mort des 5 occupants de l'appareil, dont le pilote Louis Bertrand.

Cela n'empêcha pas un deuxième exemplaire, le Cormoran 002 immatriculé F-WFKH, de voler à partir du 9 avril 1949, entre les mains de Claude Dellys. Quelques modifications sont faites concernant la dérive qui change de forme et la verrière qui est agrandie. Il est présenté, au sol et en vol, lors du salon du Bourget de 1949.

Dès mars 1949, le gouvernement argue de la dangerosité de l'appareil (la structure arrière était en effet à revoir), de sa sous-motorisation, de la limitation de la charge utile, d'un rayon d'action insuffisant pour les besoins civils avec 1000 km pour arrêter le programme. La décision entraîne la fermeture de la SNCAC le 15 juin 1949. Cette décision fait polémique, ses partisans arguant que l'appareil aurait pu être remotorisé, que ses essais furent trop brefs et qu'il aurait pu être mis au point sans trop de difficultés.

Le second appareil (en fait le premier exemplaire de série) ne vola que 27 heures jusqu'au 26 juin 1949, plus quelques vols supplémentaires jusqu'au 7 juillet afin de convaincre quelques hommes politiques. La fin du programme devient, malgré les efforts de l'équipe, effective à cette date. En définitive, la commande passée avant même son premier vol était en effet risqué, mais son plus gros défaut était sans doute d'être surdimensionné.

A partir de cette date, il fut utilisé pour loger les transmetteurs radios de l'aérodrome de Villacoublay avant d'être ferraillé en 1972 ou 1973. Les 9 autres exemplaires, en cours d'achèvement à Bourges ou à Billancourt furent également ferraillés.

2 autres variantes, le NC.212 et le NC.213, furent envisagées mais non construites. La première devait être motorisée par des Bristol Hercules 730 à 14 cylindres en étoile de 1980 hp et la seconde par des Junkers Jumo 213 à 12 cylindres en V inversé de 1750 cv.

Versions

  • SNCAC NC.210 : Projet initial avec des moteurs Gnome-Rhône 18R de 2200 cv chacun, abandonné.
  • SNCAC NC.211 Cormoran : Prototypes, 2 exemplaires.
  • SNCAC NC.212 : Version avec des moteurs des Bristol Hercules 730 de 1980 hp, non construite.
  • SNCAC NC.213 : Version avec des moteurs Junkers Jumo 213 de 1750 cv, non construite.

Sur le forum…

  • La fiche sur le site
    Rang, sang, race et dieux n'entrent en rien dans le partage du vice… et de la vertu. (de Cape et de Crocs, tome 1).>> N'oubliez pas de lire et de relire le Réglement du forum>> N'oubliez pas de consulter les index des sujets avant de poster les vôtres.
      Lien   Revenir ici   Citer
  • Prototype d'avion de transport quadrimoteur français de la fin des années 1940.

    En 1945, la France voulut se doter de divisions de parachutistes, mais manquait d'appareils de transport lourds pour ce rôle. Le général Juin donna l'ordre à la direction Technique Industrielle de préparer un appel d'offres, l'appareil devant être entièrement français. Breguet et la SNCAC y répondirent et en décembre 1945, le projet de la SNCAC fut sélectionné. 20 exemplaires sont commandés fin juillet 1946, avant même le premier vol, avec une cible de 160 appareils. La cible passe à 105 en février 1948.

    Le projet de la SNCAC était le NC.210, conçu autour de 4 moteurs Gnome-Rhône 18R à 18 cylindres en étoile fournissant 2200 cv chacun à partir du début 1945. Il devait peser 60 tonnes au décollage et en emporter 17 tonnes Cependant, ces moteurs furent abandonnés, et échangés contre des SNECMA 14R à 14 cylindres en étoile de 1600 cv chacun, l'appareil prenant alors la désignation NC.211.

    L'appareil, baptisé Cormoran, était un avion de transport lourd stratégique destiné à l'Armée de l'Air, mais un usage civil fut également envisagé. Ses 4 moteurs étaient logés dans des nacelles elles-mêmes placées dans des ailes hautes, et actionnaient des hélices tractrices tripales de 4 mètres de diamètre. Le train d'atterrissage était tricycle et rétractable, le train principal se logeant dans la nacelle moteur inférieure. L'empennage était conventionnel. La construction était entièrement métallique.

    Il disposait de deux ponts, dans lesquels prenaient place les passagers, soldats, parachutistes ou blessés. 80 personnes pouvaient être placées dans le pont inférieur et 51 sur le pont supérieur, soit 131 au total. Le pont inférieur, dans lequel était placé le fret (12,5 tonnes, y compris des véhicules comme des voitures ou des hélicoptères), avait une capacité de 150 mètres cubes.

    On y accédait grâce à une porte s'ouvrant en coquille, à l'avant, au-dessus de laquelle était placé le cockpit, ou par deux portes latérales à l'arrière. Des treuils électriques facilitaient le chargement. Une trappe au sol permettait le largage de charges et l'appareil pouvait même remorquer un planeur.

    Le prototype du Cormoran fut présenté au salon du Bourget de 1946, mais seulement au statique car des problèmes avec l'hydraulique du train d'atterrissage avaient retardé son vol inaugural.

    Celui-ci eut lieu le 20 juillet 1948 à Toussus-Le-Noble, mais se termina par un drame. Le braquage des volets à 40° lors de l'atterrissage à Villacoublay provoqua un piqué à court altitude suivi d'un crash qui causa la mort des 5 occupants de l'appareil, dont le pilote Louis Bertrand.

    Cela n'empêcha pas un deuxième exemplaire, le Cormoran 002 immatriculé F-WFKH, de voler à partir du 9 avril 1949, entre les mains de Claude Dellys. Quelques modifications sont faites concernant la dérive qui change de forme et la verrière qui est agrandie. Il est présenté, au sol et en vol, lors du salon du Bourget de 1949.

    Dès mars 1949, le gouvernement argue de la dangerosité de l'appareil (la structure arrière était en effet à revoir), de sa sous-motorisation, de la limitation de la charge utile, d'un rayon d'action insuffisant pour les besoins civils avec 1000 km pour arrêter le programme. La décision entraîne, la fermeture de la SNCAC le 15 juin 1949. Cette décision fait polémique, ses partisans arguant que l'appareil aurait pu être remotorisé, que ses essais furent trop brefs et qu'il aurait pu être mis au point sans trop de difficultés.

    Le second appareil (en fait le premier exemplaire de série) ne vola que 27 heures jusqu'au 26 juin 1949, plus quelques vols supplémentaires jusqu'au 7 juillet afin de convaincre quelques hommes politiques. La fin du programme devient, malgré les efforts de l'équipe, effective à cette date. En définitive, la commande passée avant même son premier vol était en effet risqué, mais son plus gros défaut était sans doute d'être surdimensionné.

    A partir de cette date, il fut utilisé pour loger les transmetteurs radios de l'aérodrome de Villacoublay avant d'être ferraillé en 1972 ou 1973. Les 9 autres exemplaires, en cours d'achèvement à Bourges ou à Billancourt furent également ferraillés.

    2 autres variantes, le NC.212 et le NC.213, furent envisagées mais non construites. La première devait être motorisée par des Bristol Hercules 730 à 14 cylindres en étoile de 1980 hp et la seconde par des Junkers Jumo 213 à 12 cylindres en V inversé de 1750 cv.




    https://fr.wikipedia.org/wiki/SNCAC_NC.211


    http://ghtn.free.fr/documents/histoire%20du%20Cormoran%20toussus.pdf


    http://www.aviafrance.com/s-n-c-a-c-nc-211-cormoran--aviation-france-600.htm


    https://books.google.fr/books?id=6jem8EuiOZIC&pg=PA29&lpg=PA29&dq=nc.211+cormoran&source=bl&ots=aqC29fhMaq&sig=WuYd68VCoHV0kIC8T6HCPZv_M3U&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi3_tCkiNnKAhVDPBoKHZ2pBR4Q6AEISjAI#v=onepage&q=nc.211%20cormoran&f=false


    https://books.google.fr/books?id=WP82XgiogZAC&pg=PA56&lpg=PA56&dq=nc.211+cormoran&source=bl&ots=c42fOPyn-p&sig=tjoXRqP3KMOQK-nULchQAjmpMwA&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilg4-NidnKAhUCBBoKHY_HBRY4ChDoAQg_MAg#v=onepage&q=nc.211%20cormoran&f=false


    https://en.wikipedia.org/wiki/SNCAC_NC_211


    http://aviation-safety.net/database/record.php?id=19480720-1&lang=fr


    http://www.aviastar.org/air/france/sncac_nc-211.php


    http://www.britishpathe.com/video/french-transport-plane-cormoran-aka-french-transpo


    https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=ru&u=http://www.airwar.ru/enc/craft/nc211.html&prev=search
    Rang, sang, race et dieux n'entrent en rien dans le partage du vice… et de la vertu. (de Cape et de Crocs, tome 1).>> N'oubliez pas de lire et de relire le Réglement du forum>> N'oubliez pas de consulter les index des sujets avant de poster les vôtres.
      Lien   Revenir ici   Citer