Bell YAH-63

Rappels

  • Catégorie : Hélicoptère
  • Constructeur : Bell drapeau du pays
  • Premier vol : 1er octobre 1975
  • Production : 2 appareils construits (cellules neuves)

Historique

Au début des années 1960, l'US Army ne voyait pas l'hélicoptère comme une arme anti-chars et d'attaque au sol. Le Bell 207 puis la guerre du Vietnam la convainquirent du contraire. Elle lança donc un premier programme, l'AAFSS (Advanced Aerial Fire Support System) qui déboucha sur un échec avec l'AH-56, puis un deuxième, l'AAH (Advanced Attack Helicopter) en 1972.

L'US Army avait entretemps acquis l'AH-1G pour ses missions au Vietnam, mais comme mesure d'intérim. La menace principale venait, pour elle, des vastes formations de chars soviétiques pouvant faire irruption en Europe de l'Ouest. Le futur appareil devait donc avoir comme mission principale la lutte anti-chars. Il devait être supérieur à l'AH-1 en terme de puissance de feu, de performances et d'autonomie.

Il devait donc emporter un canon de 30 mm et pas moins de 16 missiles TOW, plus tard remplacés par des missiles Hellfire plus performants. Il devait enfin utiliser les mêmes turbines General Electric T700 que l'hélicoptère issu du concours UTTAS (le futur UH-60) et être capable de voler très près du sol, ce que les Américains appellent NOE (nap-of-the-earth, qu'on pourrait traduire par "se coucher par terre"). Il devait pouvoir voler de nuit ou par mauvais temps, frapper l'ennemi avec précision, encaisser des tirs de 12,7 voire 23 mm, être facile à entretenir sur le terrain. Il devait pouvoir voler à 270 km/h en croisière à 1200 m, monter à 135 m/mn avec 350 obus de 30 mm et 8 Hellfire, et tenir en l'air pendant 1 heure 50 minutes.

L'AAH fut lancé en novembre 1972, tout de suite après l'échec du programme AAFSS d'août la même année. Bell, Boeing-Vertol, Hughes, Lockheed et Sikorsky soumirent des propositions. Bell et Hughes furent sélectionnés le 22 juin 1973 pour construire chacun 2 prototypes de leur modèle, respectivement le Bell 409 et le Hughes Model 77. Ils furent désignés par l'US Army YAH-63 et YAH-64.

Le Bell 409, même s'il utilisait autant que possible la technologie issue du programme Cobra (en particulier le Bell 309 KingCobra), en différait par bien des égards. Bien sûr, il reprenait la configuration des hélicoptères d'attaque modernes : fuselage étroit, biplace en tandem, canon placé sous le nez, ailes permettant l'emport de charges.

Ce qui le distinguait, c'était un train d'atterrissage tricycle, une verrière plate, un empennage en T (destiné à apporter davantage de stabilité lors de l'atterrissage), une quille ventrale assez proéminente, et un canon General Electric XM-188 tri-tube de 30 mm. Ce dernier avait une cadence de tir comprise entre 600 et 750 cps/minutes, certaines sources évoquant même 1800 cps/minutes. Le pilote était placé à l'avant, compte tenu du fait que l'appareil était destiné à voler très bas et afin de bénéficier du meilleur champ de vision. Le mat du rotor pouvait être abaissé, ainsi que le train d'atterrissage pour le transport. Ce train d'atterrissage semblait fixe sur les prototypes, mais une version rétractable était peut-être prévue sur les versions de série.

2 prototypes furent construits, plus une cellule d'essais statiques. Le vol inaugural fut effectué par le 73-22246 le 1er octobre 1975, suivi du second (73-22247) deux mois après. Le premier appareil subit un atterrissage forcé le 4 juin 1976, mais put être réparé pour être évalué en même temps que le YAH-64 de juin à septembre 1976.

Ce fut ce dernier qui fut sélectionné, le 10 décembre 1976, pour la production en série avec le bonheur qu'on connaît. L'US Army reprochait au YAH-63 son rotor bipale, qu'elle considérait comme plus vulnérable au tir que le rotor quadripale du YAH-64, ainsi que son train tricycle considéré comme moins stable que le train classique du futur Apache. Peut-être aussi manquait-il de blindage comparé au AH-64. Certains observateurs pensent que l'US Army a préféré que Bell se focalise sur l'AH-1. En tout état de cause, son expérience de la turbine T700 permit de développer par exemple l'AH-1W.

Bell récupéra alors les deux prototypes. L'un d'eux fut utilisé par la NASA en juillet 1981 afin de mener des tests d'écrasement sur la cellule, le train d'atterrissage, les sièges et même les réservoirs d'essence. Le second prototype, 73-22247, est désormais préservé par l'US Army Aviation Museum à Fort Rucker en Alabama.

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  • Bell 409 : Désignation constructeur du YAH-63.
  • Bell YAH-63 : Prototypes, 2 exemplaires.

Sur le forum…

  • Une source m'a enduite d'erreur, et puis le texte était prêt depuis longtemps, alors je me souvenais plus trop des détails. :)
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  • Il s'appelle King Cobra lui aussi ? Comme le Bell 309 ?
    "Un avion c'est une cible, deux avions c'est une arme" Werner Mölders
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  • La fiche sur le site

    Désola pour la piètre qualité des photos (surtout la seconde), parfois il n'y a pas de plus haute résolution disponible. Au moins est-elle libre de droit.
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  • Au début des années 1960, l'US Army ne voyait pas l'hélicoptère comme une arme anti-chars et d'attaque au sol. Le Bell 207 puis la guerre du Vietnam la convainquirent du contraire. Elle lança donc un premier programme, l'AAFSS (Advanced Aerial Fire Support System) qui déboucha sur un échec avec l'AH-56, puis un deuxième, l'AAH (Advanced Attack Helicopter) en 1972.

    L'US Army avait entretemps acquis l'AH-1G pour ses missions au Vietnam, mais comme mesure d'intérim. La menace principale venait, pour elle, des vastes formations de chars soviétiques pouvant faire irruption en Europe de l'Ouest. Le futur appareil devait donc avoir comme mission principale la lutte anti-chars. Il devait être supérieur à l'AH-1 en terme de puissance de feu, de performances et d'autonomie.

    Il devait donc emporter un canon de 30 mm et pas moins de 16 missiles TOW, plus tard remplacés par des missiles Hellfire plus performants. Il devait enfin utiliser les mêmes turbines General Electric T700 que l'hélicoptère issu du concours UTTAS (le futur UH-60) et être capable de voler très près du sol, ce que les Américains appellent NOE (nap-of-the-earth, qu'on pourrait traduire par "se coucher par terre"). Il devait pouvoir voler de nuit ou par mauvais temps, frapper l'ennemi avec précision, encaisser des tirs de 12,7 voire 23 mm, être facile à entretenir sur le terrain. Il devait pouvoir voler à 270 km/h en croisière à 1200 m, monter à 135 m/mn avec 350 obus de 30 mm et 8 Hellfire, et tenir en l'air pendant 1 heure 50 minutes.

    L'AAH fut lancé en novembre 1972, tout de suite après l'échec du programme AAFSS d'août la même année. Bell, Boeing-Vertol, Hughes, Lockheed et Sikorsky soumirent des propositions. Bell et Hughes furent sélectionnés le 22 juin 1973 pour construire chacun 2 prototypes de leur modèle, respectivement le Bell 409 et le Hughes Model 77. Ils furent désignés par l'US Army YAH-63 et YAH-64.

    Le Bell 409, même s'il utilisait autant que possible la technologie issue du programme Cobra (en particulier le Bell 309 KingCobra), en différait par bien des égards. Bien sûr, il reprenait la configuration des hélicoptères d'attaque modernes : fuselage étroit, biplace en tandem, canon placé sous le nez, ailes permettant l'emport de charges.

    Ce qui le distinguait, c'était un train d'atterrissage tricycle, une verrière plate, un empennage en T (destiné à apporter davantage de stabilité lors de l'atterrissage), une quille ventrale assez proéminente, et un canon General Electric XM-188 tri-tube de 30 mm. Ce dernier avait une cadence de tir comprise entre 600 et 750 cps/minutes, certaines sources évoquant même 1800 cps/minutes. Le pilote était placé à l'avant, compte tenu du fait que l'appareil était destiné à voler très bas et afin de bénéficier du meilleur champ de vision. Le mat du rotor pouvait être abaissé, ainsi que le train d'atterrissage pour le transport.

    3 prototypes furent construits, dont une cellule d'essais statiques. Le vol inaugural fut effectué par le 73-22246 le 1er octobre 1975, suivi du second (73-22247) deux mois après. Le premier appareil subit un atterrissage forcé le 4 juin 1976, mais put être réparé pour être évalué en même temps que le YAH-64 de juin à septembre 1976.

    Ce fut ce dernier qui fut sélectionné, le 10 décembre 1976, pour la production en série avec le bonheur qu'on connaît. L'US Army reprochait au YAH-63 son rotor bipale, qu'elle considérait comme plus vulnérable au tir que le rotor quadripale du YAH-64, ainsi que son train tricycle considéré comme moins stable que le train classique du futur Apache. Peut-être aussi manquait-il de blindage comparé au AH-64. Certains observateurs pensent que l'US Army a préféré que Bell se focalise sur l'AH-1. En tout état de cause, son expérience de la turbine T700 permit de développer par exemple l'AH-1W.

    Bell récupéra alors les deux prototypes. L'un d'eux fut utilisé par la NASA en juillet 1981 afin de mener des tests d'écrasement sur la cellule, le train d'atterrissage, les sièges et même les réservoirs d'essence. Le second prototype, 73-22247, est désormais préservé par l'US Army Aviation Museum à Fort Rucker en Alabama.



    http://www.avionslegendaires.net/avion-militaire/bell-yah-63-king-cobra/


    https://en.wikipedia.org/wiki/Bell_YAH-63


    http://www.airvectors.net/avcobra_1.html#m4


    http://www.aviastar.org/helicopters_eng/bell_yah-63.php


    http://www.globalsecurity.org/military/systems/aircraft/ah-63.htm


    https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=ru&u=http://www.airwar.ru/enc/ah/ah63.html&prev=search
    Rang, sang, race et dieux n'entrent en rien dans le partage du vice… et de la vertu. (de Cape et de Crocs, tome 1).>> N'oubliez pas de lire et de relire le Réglement du forum>> N'oubliez pas de consulter les index des sujets avant de poster les vôtres.
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