SIPA S-1100

Rappels

  • Catégorie : Prototype
  • Constructeur : SIPA drapeau du pays
  • Premier vol : 24 avril 1958
  • Production : 1 appareils construits (cellules neuves)

Historique

Le 26 septembre 1954, avec le déclenchement de la guerre d'Algérie, l'Armée de l'Air lance un programme pour un avion multi-missions destiné à la lutte anti-guérilla, capable d'attaque au sol, de soutien aérien, de reconnaissance et d'observation, bien armé et bien protégé.

Les spécifications sont les suivantes : biplace ou triplace, bi-turbopropulseurs, moins de 5000 kg, autonomie de 2000 km en convoyage, 5 heures d'autonomie, armement lourd avec au moins 2 canons de 30 mm, des bombes et des roquettes, vitesse de croisière de 400 km/h, capacité ADAC (moins de 300 mètres) sur des terrains sommaires. Une capacité secondaire de transport et de liaison est rajoutée.

Bréguet, Dassault, Fouga, Latécoère, Morane-Saulnier, Nord Aviation, Potez, SIPA, la SNCASO et la SNCASE se lancent dans l'aventure. Les appareils proposés sont respectivement le Br.1060, le MD.410/415, le CM-220, le Laté 820, le MS.1500, le Nord 3300, le Potez 75, le S-1100, le SO.7100 Dogue et le X-116.

Pour Dassault, Morane-Saulnier et Potez, une source indique les modèles MD-315B, MS.1600 et Potez TOE. Peut-être ont-ils revus leur copie avant de revenir dans la compétition. Quand à Bréguet, Fouga, Latécoère, Nord-Aviation et la SNCASO, ils sont rejetés dans la compétition sans pouvoir construire leur projets.

Restent donc le MD.415 de Dassault, le MS.1500 de Morane, le Potez 75, le S-1100 de SIPA et le X-116 de Sud-Est.

A la différence de ses concurrents, le S-1100 fait appel aux moteurs à pistons et non aux turbopropulseurs. Son train d'atterrissage est classique mais rétractable. L'appareil est triplace, avec un habitacle dans le nez entièrement vitré afin de donner une excellente visibilité.

C'est un monoplan cantilever à ailes médianes et droites, soutenant les nacelles moteurs. Ceux-ci sont des Pratt & Whitney R-1340 Wasp à 9 cylindres en étoile (R signifie Radial, en étoile) fournissant 610 hp chacun. L'empennage est conventionnel, avec une dérive et un empennage horizontal droits.

L'armement prévu est constitué de 4 canons Hispano-Suiza HS.404 de 20 mm, éventuellement interchangeables avec 2 canons DEFA 552 de 30 mm et 4 mitrailleuses Browning de 12,7 mm., ainsi que de 800 kg de diverses charges militaires (bombes, roquettes non guidées), sous 3 points d'emport dont certains sous les ailes.

L'appareil a été conçu par Yves Gardan dès 1954, sous la désignation GY-70. L'Armé de l'Air se montre intéressée, mais la société CAB (Constructions Aéronautiques du Béarn) est insuffisante pour la construction en série d'un tel appareil. Il fut donc confié à la SIPA sous la désignation S-1100 et en mai 1956, 10 appareils furent commandés, soit 2 prototypes et 8 machines de pré-série. Dès 1957, afin d'accélérer la mise en service de l'avion, 100 exemplaires de série sont commandés.

Un seul exemplaire, immatriculé F-ZWVK, fut construit. Le vol inaugural eut lieu le 24 avril 1958 entre les mains de Pierre Ponthus. Mais les performances sont très décevantes, les exemplaires de pré-série et de série sont annulés.

Yves Gardan propose cependant plusieurs projets, le S.1100B doté de turbopropulseurs Bastan, le S.1120 de transport léger et le S.1130 embarqué et destiné à la patrouille maritime et à la lutte anti-navires.

Moins de 3 mois après son vol inaugural, le 2 juillet, l'avion effectue une démonstration à Villacoublay devant des officiels, dont le général Housset chargé de suivi du programme. Mais après 2 tonneaux ratés, il s'écrasa, tuant Pierre Ponthus et André Bouthonnet. L'avion se serait désintégré en vol, peut-être sur faute du pilote.

Son concurrent le SE-116 Voltigeur vola en juin 1958, pour connaître plus tard le même destin.

Cela mit fin au programme et le second prototype du S.1100, encore en construction, ne fut jamais achevé, ou alors pour servir de cible au tir air-sol. L'Armée de l'Air continua à utiliser T-6, P-47 et B-26, puis bientôt le T-28 Fennec.

Versions

  • CAB GY-70 : Désignation d'origine de l'appareil, conçu par Yves Gardan.
  • SIPA S-1100 : Prototype, un seul exemplaire.
  • SIPA S-1100B : Projet d'une version motorisée par des turbopropulseurs Bastan, non construite.
  • SIPA S-1120 : Projet de version de transport léger.
  • SIPA S-1130 : Projet d'une version navale de patrouille maritime et lutte anti-navires, non construite.

Sur le forum…

  • La fiche sur le site

    Hélas, pas la moindre illustration libre de droits… RDV sur les sources pour voir la bête.
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  • Prototype d'avion de reconnaissance et d'attaque au sol bimoteur français des années 1950.

    Le 26 septembre 1955, lors de la guerre d'Algérie, l'Armée de l'Air lance un programme pour un avion multi-missions destiné à la lutte anti-guérilla, capable d'attaque au sol, de soutien aérien, de reconnaissance et d'observation, avec une capacité secondaire de transport et de liaison.

    Les spécifications sont les suivantes : biplace ou triplace, bi-turbopropulseurs, moins de 5000 kg, autonomie de 2000 km en convoyage, 5 heures d'autonomie, armement lourd avec au moins 2 canons de 30 mm, des bombes et des roquettes, vitesse de croisière de 400 km/h, capacité ADAC (moins de 300 mètres) sur des terrains sommaires.

    Début 1956, Bréguet avec son Br.1060, Dassault avec son MD.315B, Fouga avec son CM.220, Latécoère avec son Laté 820/821, Morane-Saulnier avec son MS.1600, Nord-Aviation avec son N-3300, Potez avec son TOE, la SNCASO avec son SO.7100 "Dogue", la SIPA avec son S-1100 et Sud-Aviation avec son X-116 proposent leurs projets. Les 2 derniers sont retenus, puis sont suivis par le MS.1500 et le Potez 75.

    A la différence de ses concurrents, le S-1100 fait appel aux moteurs à pistons et non aux turbopropulseurs. Son train d'atterrissage est classique mais rétractable. L'appareil est triplace, avec un habitacle dans le nez entièrement vitré afin de donner une excellente visibilité.

    C'est un monoplan cantilever à ailes médianes et droites, soutenant les nacelles moteurs. Ceux-ci sont des Pratt & Whitney R-1340 Wasp à 9 cylindres en étoile (R signifie Radial, en étoile) fournissant 610 hp chacun. L'empennage est conventionnel, avec une dérive et un empennage horizontal droits.

    L'armement prévu est constitué de 4 canons Hispano-Suiza HS.404 de 20 mm, éventuellement interchangeables avec 2 canons DEFA 552 de 30 mm et 4 mitrailleuses Browning de 12,7 mm., ainsi que de 800 kg de diverses charges militaires (bombes, roquettes non guidées), sous 3 points d'emport dont certains sous les ailes.

    L'appareil a été conçu par Yves Gardan dès 1954, sous la désignation GY-70. L'Armé de l'Air se montre intéressée, mais la société CAB (Constructions Aéronautiques du Béarn) est insuffisante pour la construction en série d'un tel appareil. Il fut donc confié à la SIPA sous la désignation S-1100 et en mai 1956, 10 appareils furent commandés, soit 2 prototypes et 8 machines de pré-série. Dès 1957, afin d'accélérer la mise en service de l'avion, 100 exemplaires de série sont commandés.

    Un seul exemplaire, immatriculé F-ZWVK, fut construit. Le vol inaugural eut lieu le 24 avril 1958 entre les mains de Pierre Ponthus. Mais les performances sont très décevantes, les exemplaires de pré-série et de série sont annulés.

    Yves Gardan propose cependant plusieurs projets, le S.1100B doté de turbopropulseurs Bastan, le S.1120 de transport léger et le S.1130 embarqué et destiné à la patrouille maritime et à la lutte anti-navires.

    Moins de 3 mois après son vol inaugural, le 2 juillet, l'avion effectue une démonstration à Villacoublay devant des officiels, dont le général Housset chargé de suivi du programme. Mais après 2 tonneaux ratés, il s'écrasa, tuant Pierre Ponthus et André Bouthonnet. L'avion se serait désintégré en vol, peut-être sur faute du pilote.

    Son concurrent le SE-116 Voltigeur vola en juin 1958, pour connaître plus tard le même destin.

    Cela mit fin au programme et le second prototype du S.1100, encore en construction, ne fut jamais achevé, ou alors pour servir de cible au tir air-sol. L'Armée de l'Air continua à utiliser T-6, P-47 et B-26, puis bientôt le T-28 Fennec.





    http://www.avionslegendaires.net/avion-militaire/sipa-s-1100/


    http://avions-de-la-guerre-d-algerie.over-blog.com/article-le-sipa-s-1100-58942132.html


    http://www.aviafrance.com/s-i-p-a-s-1100-aviation-france-968.htm


    http://minicab.canalblog.com/archives/2011/10/20/22493080.html


    http://aviation-militaire.kazeo.com/avions-francais/sipa-s-1100,a1747006.html


    https://en.wikipedia.org/wiki/SIPA_S.1100


    https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=ru&u=http://www.airwar.ru/enc/attack/s1100.html&prev=search
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