Gourdou-Leseurre GL-810 HY

  • Les Gourdou-Leseurre GL-810 et dérivés sont des hydravions d'observation embarqués triplaces, conçus en France dans les années 1920-1930.
     
    En 1926, le constructeur aéronautique français Gourdou-Leseurre développe un hydravion de reconnaissance destiné à être embarqué à bord de certains navires de la Marine nationale. Désigné L-2, il est motorisé par un moteur Bristol construit sous licence sous la désignation de Gnome et Rhône Jupiter 9 Aa, de 9 cylindres en simple étoile, refroidi par air et d’une puissance de 380 ch. Il entraine une hélice tripale à pas fixe en bois. Le fuselage possède une structure en tubes d'acier qui sont entoilés sur la totalité de sa surface, excepté au niveau du moteur. L’équipage est constitué de trois personnes : un pilote, un observateur et un mitrailleur. Les ailes, droites et en position basses, ont une structure en bois et sont également recouvertes de toile. Elles sont munies de longs et profonds ailerons rapidement remplaçables en cas de nécessité. L’empennage a une configuration particulière avec deux dérives en Delta, de taille identique, une au-dessus du fuselage et l’autre au-dessous. La gouverne de direction prend toute la hauteur des dérives. Les empennages horizontaux, en position médiane, sont effilés. Deux flotteurs lui permettent d’amerrir, voire d’opérer à partir de plans d’eau relativement calmes en cas de besoin. Le seul armement prévu est une mitrailleuse pour son autoprotection. 
     
    Le premier vol du prototype L2-01 est effectué sur la Seine en été 1926, près de Saint-Maur-des-Fossés, lieu de sa fabrication. Il est ensuite acheminé au CEPA (Centre d'expérimentations pratiques et de réception de l'aéronautique navale) pour y effectuer les tests officiels. Ceux-ci sont réalisés sans difficultés particulières. L’hydravion a même démontré une bonne résistance structurelle lorsque, durant ces essais officiels, il a dû amerrir au large par grosse mer à la suite d’une panne de moteur sans subir de dommages. Le prototype est ensuite utilisé pour des vols de démonstrations jusqu’en 1928, y compris dans les pays d’Europe du Nord, à commencer par le Danemark. 
     
    Entre temps, 6 exemplaires sont commandés pour la Marine nationale. Désignés L-3, ils se différencient du L-2 par son moteur Gnome et Rhône Jupiter 9Ac de 420 ch et par le renforcement des longerons, désormais en acier et non plus en bois, qui lui permettront ensuite d’être catapulté.
     
    Après avoir testé avec succès le L-3, la marine française en commande 14 exemplaires de série qui sont désignés GL-810 HY, afin d’en équiper les avisos coloniaux de la classe Bougainville. Le premier de ces avions de série vole pour la première fois le 23 septembre 1930. Leur armement est constitué d’une mitrailleuse de 7,7 mm synchronisée dans le capot et de deux Vickers de 7,7 mm mobiles à l’arrières. De plus, en cas de besoin, l’avion peut emporter jusqu’à 150 kg de bombes.
     
    En 1931, 20 GL-811 HY sont commandés pour être utilisé à bord du porte-hydravions "Commandant Teste". Ils se distinguent par leurs ailes repliables. En 1933 et 1934, vingt-neuf GL-812 HY et treize GL-813 HY sont encore commandés par la Marine nationale.
     
    En 1939, la plupart des hydravions de la série des GL-810 HY sont basés à terre, près des côtes, après avoir été remplacés par des appareils plus récents à bord des différents navires sur lesquels ils opéraient. La plus grande partie restent en service jusqu’en 1940, lorsque la quasi-totalité est capturée par les Allemands. À noter toutefois que deux GL-810 HY immatriculés à l’escadrille 17S en Martinique sont encore en service en 1943.
     
     
     
    Versions :
    L-2 : Prototype initial d'avion d'observation à flotteurs lancé par catapulte.
     
    L-3 : Six prototypes d'avions de développement avec une structure révisée et renforcée.
     
    GL-810 HY : Version de série initiale triplace motorisée par un Gnome & Rhône 9Ady de 420 ch. Armée d’une mitrailleuse de 7,7 mm synchronisée dans le capot et de deux Vickers de 7,7 mm mobiles à l’arrières, cette version peut également emporter jusqu’à 150kg de bombes. Premier vol le 23 septembre 1930 ; 24 exemplaires construits pour l’Aéronautique Navale française.
     
    GL-811 HY : Version équipée d’ailes repliables et de doubles commandes, motorisée par un Gnome & Rhône 9Ady de 420 ch ; premier vol le 10 mars 1932 ; 20 exemplaires construits.
     
    GL-812 HY : Version équipée d’ailes repliables, motorisée par un Gnome & Rhône 9Ady de 420 ch ; premier vol le 29 novembre 1933 ; 29 exemplaires construits.
     
    GL-813 HY : Version équipée d’une dérive modifiée, motorisée par un Gnome & Rhône 9Ady de 420 ch ; 1er vol le 22 octobre 1934 ; 13 exemplaires construits.
     
     
    Utilisateurs militaires :
    France : Marine nationale 14 GL-810 HY à partir de 1931 ; 20 GL-811 HY (1932) ; 29 GL-812 HY (1934) ; 13 GL-813 HY (1935).
     
     
    Caractéristiques et performances GL-812 HY :
    Equipage : 3 (pilote, observateur, mitrailleur)
    Longueur : 10,49 m
    Envergure : 16,0m
    Hauteur : 3,86 m
    Surface alaire : 41 m2
    Masse à vide : 1690 kg
    Masse maximale au décollage : 2460 kg
    Moteurs : un Gnome & Rhône 9Ady Jupiter de 310 kW (420 ch)
    Vitesse max basse altitude : 200 km/h
    Vitesse de croisière : 150 km/h
    Plafond opérationnel : 6000 m
    Endurance : 4h
    Distance franchissable : 560 km
    Armement : 1 mitrailleuse de 7.7 mm synchronisée dans le capot et 2 Vickers de 7.7 mm mobiles à l’arrière ; il peut également emporter 150 kg de bombes.
     
     
     
    Liens internet :
    https://en.wikipedia.org/wiki/Gourdou-Leseurre_GL-812_HY
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Gourdou-Leseurre_GL-810_HY
    https://www.aviafrance.com/gourdou-leseurre-gl-810-hy-aviation-france-9309.htm
    https://www.aviafrance.com/gourdou-leseurre-gl-812-hy-aviation-france-3935.htm
    http://www.aviastar.org/air/france/gourdu_gl-810.php
    http://www.airwar.ru/enc/other1/gl810.html
    " J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres."  A. Einstein       "Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles."  Max Frisch
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    " J’ignore la nature des armes que l’on utilisera pour la troisième guerre mondiale. Mais pour la quatrième, on se battra à coup de pierres."  A. Einstein       "Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles."  Max Frisch
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